Interview de M. Christian Kibamba (17/06/2010)
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(17/06/2010)
- Créé en 1971, GIPEBLOR rassemble tous les acteurs de la filière bois, les représentants de la Région et de l’Etat ainsi que les divers services ou organismes techniques, administratifs ou financiers intéressés par le développement de l’économie du bois en Lorraine.
Ses principales missions consistent à promouvoir les usages du bois et les savoirs faire des entreprises locales, d’étudier et de préparer la mise en place technique et économique des produits, de rechercher les appuis financiers nécessaires au développement des entreprises, de soutenir et de suivre les formations de la filière et enfin de communiquer sur le bois.
L’association s’adresse à tous les acteurs de la filière bois hormis le secteur du meuble.
Pour Christian Kibamba, il est important « de fédérer les savoirs faire et mobiliser les compétences de chaque profession dans l’intérêt de la filière.
Malgré un contexte difficile, certaines professions ont maintenu une activité soutenue comme le secteur de la construction bois (constructeurs, charpentiers, menuisiers bâtiment). Ces entreprises ont su s’adapter aux nouvelles exigences du marché en se tournant par exemple vers la rénovation de l’existant».
Plus en amont, les entreprises de sciage pâtissent davantage de la crise, en raison de la pression des forestiers qui tendent à augmenter le prix de vente des grumes et des négoces qui compressent les prix d’achat des sciages bruts. Cette branche fait aussi les frais d’une offre insuffisante et d’un manque de conformité aux différentes contraintes imposées. Cela engendre une forte importation de composants industriels bois en provenance directe des pays frontaliers comme l’Allemagne ou l’Autriche.
« Une des solutions pour y remédier serait de valoriser les produits issus du sciage lorrain. C’est là que GIPEBLOR est intervenu en sollicitant les services du Conseil Régional de Lorraine et de l’Etat (DRAAF) pour créer un fonds spécifique de modernisation et de développement des scieries en Lorraine».
Christian KIBAMBA souhaite aussi mettre l’accent sur l’importance de la formation des hommes. « Sans elle, les professionnels resteront au banc du développement technique au bénéfice des grands pays producteurs qui jouissent d’un long savoir faire en matière de construction et de fabrication de composants bois».
L’offre de formation initiale aux métiers du bois est développée en Lorraine mais souffre d’une faiblesse dans le dispositif de formation continue d’où la difficulté de trouver une main d’œuvre qualifiée susceptible d’intégrer les entreprises.
Autres défis à venir, le développement des produits « verts », le traitement à haute température, la maîtrise de la construction des bâtiments bois passifs à coûts maîtrisés.