Interview de Mme Estelle Billiotte (07/07/2009)

Estelle-Billiotte
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    •  (07/07/2009)
    • « L’Île-de-France regroupe huit départements, aux densités de population extrêmement disparates. Entre le cœur de Paris, la vallée de la Chevreuse et Meudon, il n’y a rien de comparable. La construction bois peut s’y développer à souhait. Plus on se rapproche de la capitale et plus les superficies des terrains à bâtir rétrécissent. Construire tient alors de l’exploit et la filière réalise des prouesses. Quand les budgets sont modestes, la surélévation est la solution idéale. Les propriétaires de derniers étages d’immeubles parisiens acquièrent souvent les combles et la toiture afin de créer une surface habitable complémentaire. Ce sont des projets à fortes contraintes : le chantier doit être rapide, relativement discret (il s’agit de ne pas neutraliser la voirie trop longtemps) et propre de préférence. Là encore, le bois est la solution.
      À Paris et dans la petite couronne, d’anciens locaux commerciaux (cafés, ateliers…) sont souvent achetés dans l’optique d’une restauration ou d’un agrandissement avant finalement d’être démolis pour laisser la place à une habitation bois nouvelle. Les architectes arrivent à tirer parti de locaux de 50 m2 avec une façade large de 1,20 m : cela donne de sympathiques R+2 en poteau-poutre avec sous-sol et toit-terrasse aménagé en jardin, ce n’est pas rare. Ce serait impossible à réaliser autrement qu’en filière sèche et avec du bois. »

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