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Denis Loy – Loy & Cie
L’entreprise est représentative de l’évolution de l’activité bois dans la région : fondée au début des années 50 par Gustave Loy, charpentier-forgeron, elle se compose d’un atelier attenant à l’habitation et tourne avec un salarié et un apprenti. Treize ans plus tard, la menuiserie générale vient se rajouter à la charpente ; l’entreprise acquiert de nouveaux locaux, s’informatise lors du passage de relais entre père et fils (Denis, aujourd’hui à la tête de l’entreprise), s’informatise et se lance, il y a 5 ans, dans l’ossature bois. « Tous secteurs confondus, nous sommes aujourd’hui 29 salariés. Nous disposons désormais d’un atelier de préfabrication. Nous y pré-assemblons 95% des éléments. En 18 mois, nous avons réalisé l’équivalent de 15 maisons». Fabien Hosteins, est le conducteur de travaux des projets bois, « Il est vrai que nous réalisons d’avantage de chantiers en marché public que pour des particuliers. Nous avons pris l’habitude de travailler aux côtés des maîtres d’œuvre, des architectes notamment, sur la finalisation des dossiers en appel d’offres». L’entreprise s’est très tôt intéressée aux isolants naturels et propose systématiquement de la laine de bois en isolation principale. « Deux chantiers sur trois sont isolés par l’extérieur, en fibre de bois ». En ce qui concerne les essences utilisées en bois de structure, Loy & Cie a une préférence pour les résineux du Nord « le séchage des bois scandinaves est, pour l’instant encore, le meilleur ; et, à qualité égale, ces bois sont moins chers que ceux qui nous sont proposés en France. Mais les prix sont en train de grimper ; nous avons déjà connu une augmentation de 10% au début de l’année et l’on nous en promet encore autant en septembre… ». D’ici quelques jours, l’entreprise mettra en route la fabrication de 33 logements collectifs, soit 700 m² ; « une résidence universitaire tout en bois massif, un vrai plaisir ! »
Jérôme Darblay – Darblay & Wood
Espace et sur-mesure sont les créneaux sur lesquels s’est positionné Darblay & Wood. L’histoire de cette société est pour le moins originale. Autrefois photographe pour des revues prestigieuses, Jérôme Darblay a parcouru les continents pour immortaliser architecture et intérieurs au-delà de nos frontières. Epris de nature et du matériau bois, il légitime son orientation vers un habitat naturel et sauvage. Passionné par les maisons américaines et scandinaves, il prend la décision de les ramener dans ses bagages. L’Ile de France et la région Normande s’y prêtent particulièrement. Leur histoire étroitement liée au bois, justifie aisément ce choix. Contre l’idée de corporatisme, Jérôme Darblay fait néanmoins partie de l’Association Française des Constructeurs Bois (AFCOBOIS). Il contribue, via la qualité de ses projets, à changer l’image des maisons bois encore trop souvent associées au chalet.
Il imagine l’habitat comme un art de vivre. « Une maison en bois est plus qu’une simple habitation version bois, c’est un concept écologique et une philosophie». Le bois voit ses parts de marché augmenter en Ile de France, mais accuse un léger tassement depuis deux ans en raison du contexte économique. Très éclatée, la profession manque un tant soit peu de structure. Les nombreux fabricants, pour la plupart des entreprises de charpentes, vendent leur savoir-faire mais sans réelle spécialisation. Par le biais de leurs traditions, les pays scandinaves et le Canada demeurent encore très compétitifs en termes de coûts et de technicité. La médiatisation de la construction bois a eu pour effet de balayer deux questions sur trois. « Ce système de construction entre dans les mœurs. Ce faisant, les démarches administratives se voient allégées. PLU et POS évoluent dans le bon sens même si certaines restrictions subsistent encore. L’obtention de permis de construire dans des lieux reculés reste à ce jour problématique en raison de la convergence des lois vers le regroupement de l’habitat ».
Anne Carroz – SCMC
« Entre 25 et 30 maisons par an, ce sont les chiffres de production de SCMC. Comme tout le monde, nous avons vu notre chiffre d’affaire baisser fin 2008 et nous n’avons réalisé que 25 constructions l’an passé ; mais nos projets étaient déjà signés et nous sommes repartis sans souci». Plus de 40 ans après sa création, l’entreprise SCMC a bien évolué : « En 1966, SCMC répondait à la demande de l’Abbé Pierre ; l’ossature bois, notamment de part sa rapidité de montage, répondait à une urgence ». Mais pour Anne Carroz, désormais à la tête de l’entreprise, pas question de comparer ces maisons d’hier et celles qui sortent des ateliers actuels : « bien sûr, ces logements existent toujours, d’ailleurs leurs propriétaires nous appellent pour les agrandir, parfois pour renouveler le bardage extérieur et rajouter une isolation complémentaire. Mais les systèmes constructifs ont évolué : nos ossatures font désormais 200 mm, voire 300 mm d’épaisseur dans le cas d’habitats THPE, BBC ou passive (dont une en cours de construction en Haute-Savoie). Chacune des habitations fait l’objet d’une étude thermique afin de répondre aux nouvelles normes. Tous les éléments proviennent de l’usine installée dans le massif des Bauges ; les mêmes artisans sont sollicités tout au long de l’année : ces orientations, qui limitent les déplacements entre sites de production et de réalisation, permettent également de fidéliser tous les corps de métier. « Les nouveaux matériaux isolants comme la fibre de bois ainsi que les énergies renouvelables, sont bien utilisés même s’ils entraînent des surcoûts. Pour l’heure, le vrai trio gagnant, c’est la fibre de bois, un bardage qui vieillira naturellement et des menuiseries en aluminium/bois ». En tant que constructeur, SCMC propose le contrat de construction de maison individuelle. Anne Carroz en a fait son cheval de bataille « car il n’est pas proposé par tous les constructeurs de maisons bois. Pourtant, il est essentiel. Il préserve l’acheteur de toute inquiétude puisqu’un organisme de contrôle lui garantit la construction en prix et délais, sur la base d’un audit de l’entreprise réalisé, chaque année, tant sur le plan technique que financier ».
Christian Kibamba – Gipeblor
Créé en 1971, GIPEBLOR rassemble tous les acteurs de la filière bois, les représentants de la Région et de l’Etat ainsi que les divers services ou organismes techniques, administratifs ou financiers intéressés par le développement de l’économie du bois en Lorraine. Ses principales missions consistent à promouvoir les usages du bois et les savoirs faire des entreprises locales, d’étudier et de préparer la mise en place technique et économique des produits, de rechercher les appuis financiers nécessaires au développement des entreprises, de soutenir et de suivre les formations de la filière et enfin de communiquer sur le bois. L’association s’adresse à tous les acteurs de la filière bois hormis le secteur du meuble.
Pour Christian Kibamba, il est important « de fédérer les savoirs faire et mobiliser les compétences de chaque profession dans l’intérêt de la filière. Malgré un contexte difficile, certaines professions ont maintenu une activité soutenue comme le secteur de la construction bois (constructeurs, charpentiers, menuisiers bâtiment). Ces entreprises ont su s’adapter aux nouvelles exigences du marché en se tournant par exemple vers la rénovation de l’existant». Plus en amont, les entreprises de sciage pâtissent davantage de la crise, en raison de la pression des forestiers qui tendent à augmenter le prix de vente des grumes et des négoces qui compressent les prix d’achat des sciages bruts. Cette branche fait aussi les frais d’une offre insuffisante et d’un manque de conformité aux différentes contraintes imposées. Cela engendre une forte importation de composants industriels bois en provenance directe des pays frontaliers comme l’Allemagne ou l’Autriche. « Une des solutions pour y remédier serait de valoriser les produits issus du sciage lorrain. C’est là que GIPEBLOR est intervenu en sollicitant les services du Conseil Régional de Lorraine et de l’Etat (DRAAF) pour créer un fonds spécifique de modernisation et de développement des scieries en Lorraine».
Christian Kibamba souhaite aussi mettre l’accent sur l’importance de la formation des hommes. « Sans elle, les professionnels resteront au banc du développement technique au bénéfice des grands pays producteurs qui jouissent d’un long savoir-faire en matière de construction et de fabrication de composants bois. » L’offre de formation initiale aux métiers du bois est développée en Lorraine mais souffre d’une faiblesse dans le dispositif de formation continue d’où la difficulté de trouver une main d’œuvre qualifiée susceptible d’intégrer les entreprises. Autres défis à venir, le développement des produits “ verts “, le traitement à haute température, la maîtrise de la construction des bâtiments bois passifs à coûts maîtrisés.
Benoît Farbos – Entreprise Farbos
« Je suis issu d’une famille landaise, avec un arrière-grand-père exploitant forestier, un grand-père compagnon charpentier et fondateur de l’entreprise reprise par mon père et aujourd’hui par moi ». Pour un peu, Benoît Farbos omettrait de dire qu’il est également architecte DPLG. « Il me semble ridicule d’avoir un massif forestier à proximité et de ne pas s’en servir : à l’époque de mon aïeul, la mise en oeuvre du pin maritime respectait certaines règles et prenait du temps : les bois étaient coupés à la bonne saison entre Novembre et Mars (après la montée de sève), on ré-essuyait les billes (séchage naturel) avant de débiter le bois, ensuite on taillait la charpente assemblée avec des bois entre 35 et 50% d’humidité ! Les bois finissaient de sécher sur le site de construction, contraints par le poids de la couverture. Mais, peu à peu, le temps est devenu précieux, la filière pin maritime n’a pas su évoluer pour apporter des réponses aux contraintes règlementaires et les charpentiers ont dû s’orienter vers d’autres essences, des bois d’importation tel que les épicéas. Aujourd’hui, elle va dans le bon sens, elle se structure, même si la tempête et la crise freinent et compliquent un peu l’avancée ».
« En ossature bois, on arrive à réaliser des constructions 100% pin maritime, avec des longueurs de montants d’ossature entre 2,80 m et 3,50 m. Au-delà, il faudra passer en bois d’aboutage. Je viens justement de réaliser une charpente apparente de 450 m² en pin des landes ; la tempête nous a handicapés, la saison d’été est propice au champignon « le bleu », mais, avec l’accord du client, j’ai laissé à mon scieur le temps de sélectionner les bons bois. En fait, j’essaie d’employer de moins en moins d’épicéa: les forêts du nord sont gérées durablement mais la pousse rapide affaibli la résistance mécanique du bois, leurs cernes sont de plus en plus espacés et la qualité s’en ressent, même si elle reste bonne et réglementaire. Aujourd’hui, je préfère du bon pin plutôt qu’un sapin de moins bonne qualité à mon sens »
Florence Darmon – ESTP
Fortement impacté par le Grenelle Environnement, le secteur de la construction est en pleine mutation. Les formations s’adaptent comme nous l’explique Florence Darmon, directeur général de l’Ecole spéciale des travaux publics, du bâtiment et de l’industrie (ESTP). Elle vient de signer avec le ministère une convention de partenariat pour poursuivre l’adaptation de ses cursus de formation à l’économie verte.
Pourquoi cette convention avec le ministère ?
Nous avons signé une convention de partenariat avec le ministère pour mieux nous faire connaître et montrer que nous sommes pleinement acteurs du Développement durable. Cela s’inscrit dans la logique de nos métiers. L’ESTP forme chaque année 600 ingénieurs dans le domaine du génie civil, du bâtiment, de l’urbanisme ou de l’ingénierie. Elle fait partie du comité de suivi du plan bâtiment du Grenelle de l’Environnement et je souhaite que nous poursuivions les échanges avec les principaux acteurs, dont l’Etat. Suite à cette convention, nous organiserons des groupes de travail, définirons des actions, participerons à l’élaboration des normes de demain et analyserons nos programmes pour les faire évoluer avec les exigences du développement durable.
Comment adaptez vous les formations ?
Nos enseignants sont quasiment tous des professionnels. De fait, ils sont au cœur des évolutions des entreprises et de leurs besoins. Le développement durable dans la construction c’est autant la problématique des nouveaux matériaux, que l’éthique ou la sécurité sur les chantiers, ou encore l’usage des énergies renouvelables. Mais ce qui compte le plus, c’est la prise en compte des questions environnementales à toutes les étapes du projet. De la phase d’étude à la déconstruction de l’ouvrage, tous les impacts doivent être étudiés. Comment construire mieux avec moins ? Tel est l’enjeu aujourd’hui. Nous avons par exemple un institut de recherche en constructibilité (l’IRC) au sein de notre établissement, chargé d’optimiser toutes les données. Le recyclage d’anciens matériaux, le positionnement des ouvrages… tout est fait pour gagner en efficacité, utiliser moins de ressources naturelles et limiter les impacts.
Vos étudiants sont ils sensibles aux enjeux environnementaux ?
Ils vivent au quotidien avec ces enjeux mais ne s’en rendent pas forcément compte : l’éco-conception des bâtiments, les économies d’énergie par exemple sont des sujets inhérents à leur formation mais ils ne l’identifient pas comme étant « développement durable ». Pour eux, le développement durable est encore trop associé exclusivement à l’environnement. Pourtant tout est lié. Ils sont en apprentissage et appréhendent peu à peu ces sujets au cours de leurs études.
Christophe Gautreau – Boisalis
« À sa création en 2004, Boisalis a mis au point un procédé de structure autoportante de charpente traditionnelle en épicéa ou douglas, habillée de madriers et d’isolants en liège ou polystyrène. Ce système poteau-poutre permet de proposer à nos clients deux types de prestations : la maison clé en main et l’auto-construction assistée. Cette dernière fait baisser le coût et le client se fait aider de professionnels pour les gestes techniques. Pendant plus de six ans, j’ai été le seul sur les salons sur ce créneau, mais depuis quelques années nous sommes quatre ou cinq, preuve de la forte demande dans le secteur.
Nous intervenons à 80 % dans le Languedoc-Roussillon, en maisons neuves mais aussi de plus en plus, surtout en milieu urbain, en surélévation. La région est en majorité peuplée de gens qui y émigrent, souvent pour y passer leur retraite : ils demandent donc des maisons de plain-pied et solaires. La culture pierre est encore ancrée, surtout pour les locaux, alors que les nouveaux arrivants se tournent plus vers le bois : il est associé à une volonté d’écologie marquée. Les Languedociens sont aussi attirés par l’aspect du bois : il leur permet de personnaliser leur maison et de se différencier, ce qui leur plait, et à leurs voisins aussi ! »
Vincent Pape – Akabois
« Malgré une baisse des demandes fin 2008 et un temps de prise de décision de plus en plus long des clients, la construction bois ne se porte pas si mal que ça en Bretagne ! Chez Akabois, pour dix salariés, nous construisons une vingtaine de maisons individuelles clé en main par an dans le Finistère et les Côtes-d’Armor. Toutes les catégories sont représentées, tant les primo accédants, les retraités, les familles avec projet de seconde maison, de maison secondaire, de locatif, que les personnes plus averties de l’écologie. Cette acceptation du bois est d’ailleurs plus marquée en Bretagne Sud que Nord et en général, les mairies, Architectes des Bâtiments de France et DDE sont désormais plus ouverts à ce nouveau mode de construction. Dans la région, la pierre représente plutôt la tradition bretonne, mais il est désormais rare de voir un nouveau lotissement sans au moins une ou deux maisons à ossature bois, que ce soit d’architecture traditionnelle ou plus contemporaine. Avec les nouvelles directives en matière d’environnement, et le bon travail réalisé par tous les professionnels de la construction bois, nous sommes sur un marché en progression. Si le bois fait moins peur, il faut tout de même continuer de développer cette image positive de maison économe en énergie et confortable à vivre ! »
Pascal Bardot – CERFRANCE Haute-Savoie
Pour Pascal Bardot, Directeur Conseil CERFRANCE Haute-Savoie, "les artisans du bâtiment sont à la recherche de conseils pour optimiser leurs modes de production et leur gestion. En tant que réseau de conseil et d’expertise comptable spécialisé dans les TPE, CERFRANCE se doit de les accompagner dans l’évolution de leur métier non seulement d’un point de vue gestion mais surtout stratégie. Nous proposons à nos adhérents de faire ensemble un pré-diagnostic de performance économique pour ensuite mettre en place des outils adéquats."
Pourquoi conseillez-vous aux artisans du bâtiment de faire un pré-diagnostic de performance économique ? "Nous vivons actuellement une véritable révolution dans le secteur du bâtiment. La crise économique a contraint les artisans à rationaliser au mieux les dépenses. Les nouvelles réglementations en matière d’écologie (Grenelle de l’Environnement, etc.) leur imposent des normes contraignantes pour lesquelles ils doivent réadapter leurs outils, leurs process et faire preuve d’une rigueur accrue aussi bien dans le gros oeuvre que dans le second oeuvre. Aujourd’hui, la technicité seule ne suffit plus. L’entrepreneur est confronté à une exigence croissante à tous les niveaux : performance d’exécution, performance énergétique et performance économique. Il lui faut donc identifier rapidement les actions d’amélioration qu’il peut mettre en place".
Quels outils sont utilisés avec les entrepreneurs ? "Dans une première phase d’entretien, le conseiller "artisan bâtiment" CERFRANCE va établir, avec l’entrepreneur, un pré-diagnostic de performance économique à travers plusieurs questions : quelle est la productivité des heures ? L’entreprise est-elle engagée dans une démarche écologique ? Souhaite-t-elle des qualifications ou labels environnementaux (Qualibat, ECO Artisan, etc.) ? Comment gère-t-elle les chantiers ? En fonction des résultats de ce pré-diagnostic, des outils seront conseillés pour optimiser l’activité avec notamment : la mise en place de tableaux de bord de gestion, le suivi de chantier (préparation des outils, choix des matériaux, logistique de chantier, etc.), le calcul des coûts de revient7 Mais le premier gage de réussite reste la volonté de l’entrepreneur. Il doit être convaincu de l’intérêt d’une gestion rigoureuse, des approvisionnements à la réception des travaux, qui va au-delà des préoccupations techniques. Il est plus facile de faire adhérer l’artisan lorsqu’il a déjà conscience qu’il faut faire la différence pour être encore là demain."
Et quels sont les outils de performance d’avenir ? "Comme dans de nombreux secteurs et dans notre vie au quotidien, la "technologie embarquée" s’est imposée comme outil de performance et a révolutionné les modes de gestion. Smartphones, tablettes tactiles, connexion Internet par clé 3G7 permettent aux professionnels de gagner en temps et en mobilité en amenant leur bureau sur le chantier (réalisation en direct et sur place de devis, factures, relevé de métré, colorimètre, dépannage à distance, etc.). En résumé : aujourd’hui, les artisans doivent prendre conscience de l’importance d’une stratégie d’entreprise globale qui leur permettra d’obtenir de meilleurs résultats en incluant la notion de développement durable (écologie, économie et social). Ces nombreux changements sont une opportunité, ils participent d’un regain d’attractivité du secteur pour les jeunes, tant par la technologie qui avance que par les nouveaux matériaux utilisés."
Muriel Vannymeersch – Maison Bois Lumière
Bureau d’études spécialisé dans les structures bois (BET Bois Habitat Lumière) et sa maitrise d’œuvre, MBL a mis au point un concept original pour primo-accédants. « Nous avons conçu un modèle unique, évolutif, en ossature bois. Il permet au plus grand nombre de devenir propriétaire en commençant raisonnablement par l’achat d’une petite maison de 78 m2 qui grandira en même temps que la famille, "La Maison Bois Lumière Evolutive". Nous nous limitons à un seul et même aspect extérieur, en revanche, le client a une liberté totale pour son aménagement intérieur ». Ingénieur bois de formation, Muriel Vannymeersch propose un système constructif dont l’isolation est déjà conforme à la RT 2012 (partenariat avec RC-ECO -93-). « Nous avons complété l’isolation insérée entre les montants verticaux avec une isolation par l’extérieur Inthermo, en fibre de bois avec une finition en enduit projeté. » Installée tout près de Chartres, MBL intervient également en rénovation avec agrandissements : « Donner ou redonner du cachet à une demeure traditionnelle grâce au bois nécessite de faire appel à de vrais spécialistes. On assiste à un renouveau professionnel pour lequel les formations sont essentielles ». Le personnel de l’entreprise formé à la méthode MBOC, suit régulièrement des stages de spécialisation. « En région Centre, nous sommes aidés par des structures professionnelles telles qu’Arbocentre, Perchebois (CODEL)… c’est essentiel. »

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