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Bâtiments certifiés passifs : 50 % des projets sont en bois !

À l’occasion du 3ème Forum régional de la construction passive, le cd2e, Collectif des acteurs du passif a dressé le bilan de région. Les Hauts-de-France se hissent à la première place des régions comptant le plus de bâtiments certifiés passifs. Depuis 2014, le nombre de projets a augmenté de 200 %.

Plus d’un tiers des bâtiments tertiaires passifs certifiés se trouve dans les Hauts-de-France, selon le réseau cd2e qui hisse ainsi la région au premier rang en France. Une centaine de projets passifs ont déjà été réalisés, soit plus de 75 000 m².

À titre de comparaison, en France, il y a plus de 200 maisons passives et 1/5 se situe dans les Hauts-de-France. La région concentre aussi 1/5 des bâtiments solaires passifs certifiés, en France.

Plus précisément, les projets se répartissent comme suit : logements individuels (65 %), logements collectifs (15 %), bâtiments tertiaires (8 %), bâtiments scolaires (6 %), Ehpad (3 %), Autres (3 %).

À l’échelle mondiale, il y aura bientôt 3 millions de m² passifs certifiés. La France est le 3e pays avec le plus de surface passive certifiée. Et, 50 % des projets passifs sont conçus… en bois !

Plus cher le passif ?

« Le coût de construction, supposé plus important, est souvent identifié comme un frein au développement du passif », note toutefois le Collectif, qui a entamé une démarche de regroupement des données économiques des bâtiments régionaux passifs et non-passifs pour chiffrer cet éventuel surcoût.

D’après les premiers résultats, le sur-investissement lié au passif serait d’environ 10,4 % pour les logements individuels. Le coût moyen de construction de l’enveloppe chauffée serait ainsi de 1770 €/m² SHAB pour un bâtiment passif, contre 1603 €/m² SHAB pour un bâtiment RT 2012.

« Ce surcoût est lié pour la moitié à la sur-isolation et pour l’autre moitié au système de ventilation », explique le réseau cd2e. Quelques pistes sont néanmoins avancées pour réduire ce surcoût : « penser passif dès la conception », ou encore « rendre durable (au-delà d’une opération) les relations », entre les acteurs de la construction.

Afin de pouvoir compiler de nouvelles données, le collectif lance un appel à contribution, via un questionnaire disponible en ligne.

Photo : © FAVA Architecture

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