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Construction bois : contexte « morose » en 2016 pour les résineux

40% du bois commercialisé chaque année en France est mis sur le marché par l’Office national des forêt. L’ONF est également le premier fournisseur de combustibles bois dans l’hexagone. Quel est le bilan des ventes en 2016 et quels sont les marchés qui tirent leur épingle du jeu ?

Le contrat d’objectifs 2016-2020 signé avec l’Etat et la Fédération nationale des communes forestières, fixe à l’ONF un objectif de mise en vente de 15 millions de m3 (Mm3) à horizon 2020 : 6,5 Mm3 issus des forêts domaniales et 8,5 Mm3 des forêts des collectivités.

En 2016, l’ONF a mis en vente 15 millions de m3 (Mm3) pour un volume récolté de 13,2 Mm3. Les ventes réalisées en 2016 ont généré un chiffre d’affaires de près de 509 millions € (stable par rapport à 2015) réparti ainsi : 258 millions € pour l’ONF (bois provenant des forêts domaniales) et 251 millions € pour les communes (bois provenant des forêts communales).

Sur l’année 2016, l’exercice budgétaire est bénéficiaire pour la 4e année, à +12.3 M€ « un bénéfice jamais atteint depuis les tempêtes de 1999 », assure l’ONF.

« Les ventes de bois se sont inscrites dans un contexte économique morose pour les bois résineux destinés à la construction, même si la demande a semblé se raffermir en fin d’année. La reprise d’activité dans le secteur du bâtiment peine à se traduire sur la demande en bois », selon l’ONF, dont les volumes alimentent la filière en bois d’oeuvre (construction, ameublement…), bois d’industrie (papier, panneaux de particules…) et bois énergie (bûches, plaquettes, granulés).

Pour le marché du hêtre, la demande en grumes de qualités inférieures, traditionnellement destinées à l’export ou au bois de chauffage a fortement diminué pour aboutir à l’automne à des taux d’invendus importants sur certaines régions et des prix en baisse de 10 %. La demande en petits bois taillis et houppiers, notamment feuillus, est par ailleurs toujours très faible.

A l’inverse, le marché du chêne a connu un net dynamisme et une attractivité soutenue auprès notamment du secteur de la tonnellerie et de l’industrie du sciage. Une forte demande qui s’est traduite par une augmentation conséquente des prix, à hauteur de 10 %.

Du côté du bois énergie, deux hivers cléments successifs ont gonflé les stocks des professionnels du bois bûche et des producteurs de granulés, avec pour conséquence un impact négatif sur la demande en grumes et en produits connexes de scierie destinés à ces usages. Une situation de mévente qui a entraîné l’accroissement des disponibilités des ressources pour les industries de la pâte et du panneau, générant une saturation des parcs à bois des usines. « Même si au cours de l’année, la demande des industriels a été meilleure, la situation côté bois énergie était jusqu’en fin d’année, difficile », souligne l’ONF.

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