Terrasse, confort et convivialité!

Elément, désormais incontournable, de confort et de convivialité, la terrasse bois agrémente aussi bien les jardins que les balcons. Plus ou moins abritée, elle se transforme en une pièce à vivre complémentaire. Facile à poser et à entretenir, durable et respectueuse de l’environnement, la terrasse bois ne laisse pas indifférent. En quinze ans, parallèlement au développement de la maison bois, la terrasse s’est généralisée de manière très importante.

Une terrasse bois réussie et durable

Maison bois caméléon - Maud Caubet

Au cours de ces dernières années, de nouveaux matériaux, bois composite ou chauffé par exemple, sont apparus sur le marché de la terrasse ; de nouvelles techniques de pose et de fixation se sont développées.

Un DTU ( 51-4 ) a été élaboré afin d’en garantir la qualité de mise en oeuvre. En effet, en fonction de la qualité du produit, de sa ventilation et du respect de sa mise en œuvre, la durée de vie d’une terrasse varie de 5 ans à au moins 50 ans comme avec l’Accoya.

L’insuffisance de la ventilation de la sous-face est à l’origine de 80% des sinistres sur les terrasses en bois. En dehors des champignons, le confinement favorise également et fortement le tuilage, jusqu’à rendre la terrasse impraticable. D’après la règle actuelle, la surface cumulée des orifices d’entrée d’air (sur la hauteur et donc en bout de lambourdes) doit être égale à 1/50ème de la surface de la terrasse.

En outre, chaque type de bois traité réagit différemment aux intempéries, se gonflant et se rétractant en fonction de la chaleur et de l’humidité.



Connaitre les règles de pose de sa terrasse

« En France, la mise en œuvre des terrasses est définie par le Document Technique Unifié (DTU) 51.4 associé à la norme produits NF B 54-040 : ‘’Lames de platelages extérieurs en bois – Caractéristiques’’. Ces deux documents permettent à tout poseur de pouvoir les appliquer. Ils mettent en avant les écartements de lames et la ventilation des sous-faces. Ces données sont essentielles pour la durée de vie d’une terrasse bois. Il n’y a effectivement pas d’ouvrage plus pathogène qu’une terrasse bois, souvent installée par des non professionnels, qui n’ont pas été formés à cet exercice. Sachant qu’une terrasse est par définition horizontale, elle est souvent située à moins de 20cm du sol, et exposée aux intempéries. En tant qu’expert judiciaire, je suis régulièrement désigné pour des sinistres de deux natures. Le premier est la stabilité de l’ouvrage avec des désordres par la déformation des lames qui mettent en danger les usagers. La seconde est la mise à mal de la durabilité de la structure (ventilation insuffisante de la sous-face ou développement de champignons ».

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Nicolas JAMET, gérant du cabinet ABARCO Expertises (Expert près la Cour d’Appel de Rennes, Expert CRAC spécialité bois, Enseignant à l’École Supérieure du Bois, ingénieur ESB) est membre permanent de nombreuses commissions de normalisation ayant trait à la construction bois (premier et second œuvres). Membre de la commission de révision du DTU 51.4 ‘’Travaux de bâtiment – Platelages extérieurs en bois’’

Et respecter la largeur et l’épaisseur des lames de terrasse

Associée au DTU 51-4, la norme NF B 54-040 s’attache aux caractéristiques des lames pour chaque essence. L’épaisseur minimale et le coefficient d’élancement permettent de garantir une stabilité minimale des lames. L’élancement, c’est le rapport entre la largeur et l’épaisseur de la lame. Plus le coefficient d’élancement est élevé, plus la tendance au tuilage sera importante. En fonction de la nervosité de l’essence considérée, le coefficient est « affiné ». Ainsi, par exemple le cumaru (bois exotique du Brésil), présente un coefficient d’élancement de 6 qui impose pour une largeur de 145 mm,  une épaisseur de lame minimale de 24 mm. Pour les fabricants, ces modifications n’ont rien d’un détail puisque du respect de ces chiffres dépend la garantie du produit et la responsabilité du fabricant ou du distributeur en cas de litige ».
Ces recommandations ne concernent que les bois naturels non modifiés et vissés par-dessus. Les lames de terrasse en bois composite sont exclues du DTU 51-4.


La terrasse est aussi sans entretien

Le choix des bois disponibles pour les lames de terrasse est vaste : bois de résineux ou feuillus, traités en autoclave classe 4. Mais aussi bois exotiques, bois composites polymères, bois chauffés. Et ces essences obtenues à partir de bois ayant subi des modifications par des procédés technologiques : Accoya® (acétylation) ou Kebony© (furfurylation).

terrasse bois composite Fiberon Sanctuary © Fiberdeck

La terrasse en Pin du nord

L’essence la plus répandue pour la terrasse est le pin du nord ou pin sylvestre. Cette essence vient principalement des régions de l’Europe de l’Est, du nord et de Sibérie. Il est plus résistant que l’épicéa ou que le pin maritime. En effet, d’une croissance plus lente, Ce résineux est habitué aux variations de température. Le tronc est plus droit et il y a moins de noeud.

Mais quelle que soit sa provenance, le Pin doit être traité en autoclave classe 4 pour être utilisé à l’extérieur. Il affiche une durabilité qui le met à l’abri des insectes, des moisissures et des variations climatiques. Les fabricants proposent des lames de pin rouge du nord PEFC classe 4 marron au moment de l’autoclave à environ 23 € HT/m².

Les lames de terrasses peuvent également être déclinées en différentes teintes contemporaines (49 € HT/m²). Cela limite formellement l’entretien bi-annuel de votre terrasse. Elles bénéficient aussi d’une garantie décennale sur la préservation du bois.

Posées sur des lambourdes de la même essence, ayant subi une préservation classe 4, ces lames se fixent par vis inox ou par fixation invisible avec vissage par le dessous.


La terrasse en Douglas

Essence régionale recherchée, le Douglas au cœur rosé, est naturellement classe 3. Ses capacités mécaniques sont 20 % supérieures en moyenne aux résineux blancs.

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Largement utilisé au cours de ces 40 dernières années dans le reboisement de nos forêts, la production nationale de Douglas atteint celle de l’épicéa.

Comme pour les autres résineux, il doit être traité par autoclave, classe 4, pour être employé pour un usage extérieur. Le tarif est autour des 38€/m2.



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 Texte Architecture Bois 102 – Maxime Kouyoumdjian-Simonin

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