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Le Bardage : L’ami des habitats économes en énergie

Les bardages sont de plus en plus présents sur les façades de nos habitations. Ils personnalisent les maisons individuelles, valorisent les résidences, embellissent les tours. Mieux encore, aujourd’hui, ils participent à la performance énergétique de l’habitat et surfent sur la vague des règlementations thermiques, en intégrant les complexes d’isolation thermique par l’extérieur. Les fabricants ne s’y trompent pas, qui rivalisent de solutions nouvelles, plus durables et encore plus belles.

Les études se succèdent, leurs données se recoupent et un constat s’impose : la tendance générale est aux produits naturels; le bardage bois et ses dérivés ont la côte et leurs ventes s’envolent. En 2007 déjà, selon l’étude MSI reports, ils connaissaient la plus forte progression des bardages tous matériaux confondus, avec près de 20 % de part de marché pour 4 millions de m² vendus. Et leur croissance était estimée à 85 % entre 2008 et 2012, avec une projection de 8,8 millions de m² installés !

Une analyse qu’il convient, désormais, de rapprocher du rapport fourni par TBC Innovation sur l’ITE. Avec 16,2 millions de m² installés en 2011 (contre 6,7 millions en 2009), l’isolation thermique par l’extérieur (ITE) explose. Et  avec  elle, tous les produits qui la composent, dont… les bardages, quels qu’ils soient, pour 39 % du marché (contre 27 % en 2010), et un matériau phare, le bois. Car : Oui, les français aiment les façades en bois. C’est l’affirmation qui ressort du sondage Ifop/Bois.com de février dernier. Plus de 80 % de nos compatriotes considèrent que le bois est une solution efficace pour isoler la maison par l’extérieur, pour améliorer la performance énergétique de leur logement tout en leur permettant de respecter l’environnement et de profiter d’un habitat esthétique. « C’est vrai, le marché est au bois, en bardage mais aussi en finition intérieure ou en système constructif », reconnaît Agnès Touron, responsable marketing de Silverwood, premier fabricant français de bardages et lambris, installé à Saint Malo.

« Le bardage bois est de plus en plus utilisé, seul ou mixé avec d’autres types de bardages, de vêture, de supports ou même un mélange de bardages bois entre eux : des bardages couleur et des essences naturelles par exemple. Mais il ne faut pas se méprendre, cette tendance suppose d’être très innovant dans l’offre proposée, de privilégier des produits qualitatifs avec des garanties fabricants et pour lesquels le respect des normes environnementales est au centre du dispositif. Le bardage bois doit son parcours au succès des systèmes constructifs bois et désormais aux règlementations thermiques, sociales et environnementales.

Techniquement, il apporte sa contribution à l’ITE, aussi bien en neuf qu’en rénovation. Mais le bardage bois reste avant tout un choix esthétique et parfois culturel. »  Pour répondre à la demande, Silverwood, comme d’autres fabricants, a étoffé ses gammes.
Aux côtés de sa nouvelle gamme bardages Couleur et de sa gamme Classic, le fabricant a développé une gamme Essence composée de red cedar, de mélèze et de douglas, naturellement durables, issus de forêts gérées durablement, plutôt destinés à grisailler tranquillement, au fil du temps.


Mais, un nouveau produit devrait bientôt sortir des ateliers malouins : composé à partir d’eucalyptus, il s’agit en fait d’un bardage composite 100 % naturel et biodégradable (97 % d’eucalyptus et 3 % de cire, sans colle ni solvant) très dense et très stable. Garanti 25 ans sur le support et 10 ans sur la peinture, Néo présente un état de surface “ brut de sciage ”, une palette de sept couleurs très actuelles, et des lames larges (280 mm) « qui permettent de gagner en temps de pose ». Comme pour tout bardage en fibre de bois, la pose de lames Néo n’est pas régie par le DTU 41.2, mais nécessite l’obtention d’un avis technique (en cours).
Pour compléter l’offre en essences locales, les bois traités gagnent en visibilité, à l’image du peuplier BMT®, du hêtre et du frêne, rétifiés® tous les deux… Ces traitements leur garantissent stabilité dimensionnelle et imputrescibilité. Pour autant, la forêt française est constituée de nombreux feuillus, naturellement résistants (classe 3). Mais leur bois de petites longueurs ne les prédestinait pas aux bardages contemporains, sauf à les réduire à l’état de fibres et à les intégrer dans un bois composite (cf. bardage Neo/Silverwood).

Pourtant de nouvelles solutions sont sur le point de voir le jour. C’est le cas du châtaignier ; cette essence naturellement durable, devrait être bientôt commercialisée sous forme de lamellé-collé. « Autrefois, les anciens utilisaient le châtaignier pour les toitures de moulin et d’église. Aujourd’hui, assemblé en lamellé-collé en lames de 4 m et 180 mm de large, il va pouvoir répondre à la demande ».
Philippe Rullier, dirigeant du Groupe Rullier, brasse les essences depuis sa plus tendre enfance. Mais, son entreprise propose aussi d’autres matériaux de bardage : des composites, à base de fibres de bois liées à chaud, ou de fibro-ciments, type James Hardie, par exemple ; ou encore des lames de PVC.
« La multiplicité de l’offre est essentielle. Elle permet à chacun de trouver le produit dont il a besoin en fonction de son budget et de la qualité recherchée ».

Autre innovation à base de bois, distribuée par SCB, Smartline est un contrecollé issu d’un mélange de feuillus. Les lamelles sont enduites de résine puis disposées en trois couches alternées et enfin mises sous presse. En guise de finition, un film de cellulose est appliqué sur la lame obtenue. Le produit, sans formaldéhydes, est traité contre les moisissures, les termites, et bénéficie d’une garantie décennale. Ces produits composites ont en commun, outre une certification CSTB acquise ou en cours d’acquisition, une texture bois, pour plus “ d’authenticité ”.

Pour autant, ils jouent de plus en plus, tout comme les bardages bois, sur leur richesse en coloris avec un atout d’importance : ces bardages durables affichent un “ zéro entretien ” lourd de sens pour l’acheteur. Enfin, il y a les nouveaux venus, les panneaux de façade, ceux de Plysorol, en contreplaqué à base d’okoumé, de James Hardie, en ciment composite, ou encore de Trespa, en résine. Ils inspirent les architectes qui en jouent sur les grands ensembles, immeubles d’habitation, complexes sportifs et autres bâtiments publics ou commerciaux.

Ils stimulent également les donneurs d’ordre par leur gain en temps de pose, et, désormais, leur contribution à l’ITE. Plus rares sur les maisons individuelles, ils n’en font pas moins une percée intéressante. Les chiffres le disaient, la variété des produits, des matériaux et des couleurs le confirment : les bardages, clins ou panneaux sont appelés à croiser de plus en plus souvent notre regard. Inscrits dans des process industrialisés, offrant une préfabrication poussée jusqu’à intégrer la phase de finition (peinture) en usine, accompagnés d’une garantie 10 ans sur la finition, ils ont de quoi convaincre. En tant qu’enveloppe du bâti, en neuf comme en rénovation, leurs prochains développements pourraient bien s’inscrire dans le cadre de l’ITE, en proposant des solutions globales regroupant bardages et isolants, par exemple.

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