Le Bois Massif Rempile

        

 

Dans une maison en bois massif, les éléments sont empilés pour former les murs et porter l’habitation. C’est le premier intérêt de ce système qui, au fil des décennies, s’est constitué une clientèle d’inconditionnels. Contrairement à une structure en ossature bois, les murs et cloisons sont en bois plein, visible soit en extérieur, soit en intérieur. Et c’est l’autre particularité de la maison en bois massif, une esthétique originale qui va permettre à son occupant d’affirmer son attirance pour la nature, d’autant qu’il s’agit d’un matériau 100 % écologique, extrêmement isolant et source de bien-être. Sur le plan technologique, la règlementation thermique n’a pas fait que des heureux. Certains constructeurs, estimant que les nouvelles normes d’étanchéité ne correspondaient pas à l’esprit de l’habitat en bois massif, se sont même détournés du marché français. Pour autant, ceux qui ont trouvé des solutions, se sont ouverts à une nouvelle clientèle, celle de l’habitat sain et contemporain. Car, si des architectures trop “ folkloriques ” freinaient encore son implantation dans les grands centres urbains, cette défiance n’a plus lieu d’être pour la construction en madriers. Allure contemporaine, grandes longueurs, toits terrasses ou mono pentes, ouvertures vitrées, et même, habillage extérieur dissimulant toute trace de bois, ne sont plus des caractéristiques réservées aux ossatures bois et poteaux-poutres. Avec les madriers en contre collé, l’évolution des angles de murs et de leur assemblage, l’étanchéité améliorée, l’isolation par l‘extérieur, ou par l’intérieur, l’habitat en madriers a réussi sa transition tant sur le plan de l’esthétique que sur celui de la performance thermique. Quant aux amoureux de la fuste, rares sont ceux qui envisageraient d’installer une habitation à l’esthétique aussi singulière en milieu urbain. Mais cette maison en rondins s’est, elle aussi, adaptée, avec succès, à la RT 2012. La fabrication des éléments structurels n’en reste pas moins artisanale : les bois sont coupés en hiver, écorcés et séchés, le tout à la force de la main essentiellement, puis choisis un à un en fonction des plans de la structure.

Système constructif
Car c’est bel et bien de techniques de construction dont il s’agit, et non d’architecture comme on l’entend parfois, au grand dam des professionnels.
Madriers
Il existe deux types de madriers :

– le 100 % bois massif d’un seul tenant (Ex. : 95 mm x 180 mm - Alaya Maisons Bois ). Les madriers pleins massifs sont fabriqués à partir de résineux, sapins ou de pins, souvent scandinaves. La pousse lente de ces arbres et la forte densité de leurs fibres leur permettent de résister à de très fortes dilatations et d’afficher une surface homogène plus agréable à l’œil. Le bois doit encore être stabilisé par étuvage à moins de 18 % d’hygrométrie, selon la réglementation, afin de prévenir des risques de rétrécissement. Ces conditions sont essentielles pour résister à l’humidité. En effet, lors de son transport, de son conditionnement, puis de sa livraison et de sa pose, un bois usiné droit et précis, peut gonfler et se retrouver lors de la pose avec des variations de dimensions, qui vont gêner la superposition et l’imbrication des madriers, puis leur tassement avec des risques de fissures inesthétiques ;

– le madrier en contrecollé comprend entre 2 et 8 lames de bois, collées les unes aux autres. Le principe consiste à couper en deux le tronc d’arbre dans toute sa longueur et d’intervertir les faces, de les coller ensuite, de façon à ce que l’aubier se retrouve au centre du matériau et le duramen, plus solide et plus dense, à l’extérieur. Autre intérêt du madrier contrecollé, l’inversion des stries de croissance : elle donne une rigidité accrue au madrier minimisant ainsi les risques de torsion au fil des années. Sur le plan esthétique, débarrassé de toutes les imperfections du bois, le madrier en contrecollé correspond à la tendance contemporaine de l’habitat, d’autant qu’il peut atteindre des sections importantes (Ex. : 240 mm x 240 mm - ArticHouse, 275 mm d’épaisseur – Kontio ). L’usinage des madriers est de plus en plus sophistiqué. Les machines à commande numérique assurent un maximum de précision tout au long de la chaîne de fabrication. La régularité des dimensions pour des assemblages au millimètre près, influe également sur l’étanchéité à l’air, élément incontournable des dernières règlementations thermiques.
Fuste
« Habiter une fuste, ou une maison en rondins, c’est vivre au cœur de l’esprit de la forêt ». Au-delà de la belle image, la fuste, c’est une construction unique à partir de bois locaux, non usinés, coupés et écorcés de façon manuelle, séchés à leur rythme, puis assemblés sans clous, ni vis. Les bois requis sont traditionnellement des résineux, naturellement résistants aux agressions et à forte thermicité. Le mélèze, le douglas, l’épicéa, le pin sylvestre sont les arbres les plus couramment utilisés. On trouve ces essences de bois en abondance en France. La construction d’une fuste nécessite de sélectionner chacun des éléments un par un. Chez Jérôme Largeau, gérant de l’entreprise éponyme, « le client participe souvent au choix. Le diamètre, la forme plus ou moins conique, la présence, ou non, de nœuds, déterminent la place du bois dans la structure ». Tout l’art du fustier consiste ensuite à assembler précisément ces bois dont les formes et les dimensions sont différentes. À lui d’en faire une structure cohérente, aménageable, durable et résistant aux agressions climatiques ( pluie, neige, vent, gel, grandes chaleurs, … ). La fuste est un système constructif sans âge,

adossé au temps qui passe. C’est le temps qu’aura passé l’arbre dans la forêt, celui qu’il aura pris pour sécher à cœur, et enfin celui qu’il aura nécessité pour devenir fuste, qui donnent toute la valeur à l’habitation. Cette niche dans la construction bois s’adresse à une clientèle de passionnés que les règlementations thermiques successives interpellent peu. À moins qu’ elles n’influencent l’obtention de permis de construire. Mais les fustiers ont appris à s’adapter.

Bois massif et règlementations
thermiques
Si la densité des éléments de bois contribue largement à l’étanchéité de la structure, l’étanchéité à l’air d’une structure en bois massif passe par la pose de joints entre les pièces de bois. « Cette contrainte a tiré la construction en fuste vers le haut », estime Jérôme Largeau. « Nous nous sommes d’abord rapprochés des fabricants de fustes nord-américains qui utilisent des joints pour parfaire l’étanchéité à l’air. Il y la possibilité de les installer avant l’assemblage des rondins ou au moment du remontage, avant d’arriver sur le chantier. Le test de la blower door est ensuite effectué par des techniciens extérieurs. Au final, nous avons légèrement modifié les entailles, et adopté les joints d’étanchéité. Ils sont fournis par une entreprise belge – moins loin – et remplacent la laine de chanvre que nous posions en isolation complémentaire à la jonction de deux bois. Quant à l’isolation thermique, elle découle de l’épaisseur du bois ». Les fabricants de maisons en madriers ont également adopté le système, en doublant le joint, comme l’explique Pierre Vacherand, export manager de la firme Kontio en France : « le premier joint est posé dans la rainure extérieure, l’autre dans la rainure intérieure de nos madriers. Il s’agit d’un système de précaution au cas où le premier joint aurait été mal positionné ou défectueux, le second pourra y remédier. Mais c’est plus que cela, car le sas de dépression créé entre les deux joints, est une zone d’étanchéité supplémentaire. Elle permet de bloquer l’air froid, ou l’air chaud, qui vient de l’extérieur. Elle évite encore une éventuelle rétention d’eau lors de pluies battantes ». Même si la “ Réglementation Bâtiment Responsable – 2020 ” est déjà sur les rails, les évolutions les plus marquantes ont déjà été faites, dans le cadre de la RT 2012. Éric Thébaud, ArticHouse : « il nous a fallu expliquer à la clientèle que les madriers en 140 mm d’avant la RT 2012, et qui concernait 70 % des demandes, ne correspondaient plus. À la place, nous proposons actuellement une structure en madriers de 90 mm avec un doublage isolant,
ou en madriers de forte section, entre 200 mm et 240 mm, dont l’épaisseur et la densité ne nécessitent pas d’isolation complémentaire en fonction de l’étude thermique, dans certaines configurations climatiques. La plupart du temps, nous doublons par l’extérieur, avec une finition en bardage. Par l’intérieur, l’isolant est fixé sur des montants verticaux et masqué par des cloisons en placoplâtre ou en lambris ». De l’avis du directeur commercial, la RT 2012 a agi « comme un mal pour un bien » et définitivement sorti la maison en madriers de sa rusticité. Mais attention, cet impératif de performance thermique ne doit pas se faire au détriment d’une propriété essentielle du bois, sa faculté à réguler le taux d’humidité. Le bois absorbe l’excès de vapeur d’eau pour la restituer dès lors que l’atmosphère de l’habitat le réclame. Cela se traduit par une sensation de bien-être, de disparitions de pathologies de type allergies, irritations respiratoires voire stress. Il faut, donc, isoler de manière perméable, de préférence avec des matériaux naturels et souples, comme de la laine de bois ou de la ouate de cellulose. Autant que possible, il vaut mieux isoler par l’extérieur pour réduire les ponts thermiques liés à la structure, bénéficier de l’hygrométrie naturelle du bois et pour protéger le bois massif des agressions extérieures.

Bois massif = bien-être + économies
de chauffage

Différentes études menées en France en prévision de la RT 2012 (par Afcobois et la FFB dès 2007), et un peu partout en Europe, ont mis en évidence la relation entre la sensation de bien-être ressentie dans un habitat en bois massif et les économies de chauffage engendrées. Elles ont montré que les consommations réelles de chauffage d’une maison en bois massif étaient de 18 % inférieures à celles prévues par l’étude thermique. En effet, le comportement hygrométrique du bois concourt au bien-être des occupants, ce qui se traduit par une diminution du besoin de chaleur, donc des consommations.

Bois massif et règlementations
thermiques
Si la densité des éléments de bois contribue largement à l’étanchéité de la structure, l’étanchéité à l’air d’une structure en bois massif passe par la pose de joints entre les pièces de bois. « Cette contrainte a tiré la construction en fuste vers le haut », estime Jérôme Largeau. « Nous nous sommes d’abord rapprochés des fabricants de fustes nord-américains qui utilisent des joints pour parfaire l’étanchéité à l’air. Il y la possibilité de les installer avant l’assemblage des rondins ou au moment du remontage, avant d’arriver sur le chantier. Le test de la blower door est ensuite effectué par des techniciens extérieurs. Au final, nous avons légèrement modifié les entailles, et adopté les joints d’étanchéité. Ils sont fournis par une entreprise belge – moins loin – et remplacent la laine de chanvre que nous posions en isolation complémentaire à la jonction de deux bois. Quant à l’isolation thermique, elle découle de l’épaisseur du bois ». Les fabricants de maisons en madriers ont également adopté le système, en doublant le joint, comme l’explique Pierre Vacherand, export manager de la firme Kontio en France : « le premier joint est posé dans la rainure extérieure, l’autre dans la rainure intérieure de nos madriers. Il s’agit d’un système de précaution au cas où le premier joint aurait été mal positionné ou défectueux, le second pourra y remédier. Mais c’est plus que cela, car le sas de dépression créé entre les deux joints, est une zone d’étanchéité supplémentaire. Elle permet de bloquer l’air froid, ou l’air chaud, qui vient de l’extérieur. Elle évite encore une éventuelle rétention d’eau lors de pluies battantes ». Même si la “ Réglementation Bâtiment Responsable – 2020 ” est déjà sur les rails, les évolutions les plus marquantes ont déjà été faites, dans le cadre de la RT 2012. Éric Thébaud, ArticHouse : « il nous a fallu expliquer à la clientèle que les madriers en 140 mm d’avant la RT 2012, et qui concernait 70 % des demandes, ne correspondaient plus. À la place, nous proposons actuellement une structure en madriers de 90 mm avec un doublage isolant,
ou en madriers de forte section, entre 200 mm et 240 mm, dont l’épaisseur et la densité ne nécessitent pas d’isolation complémentaire en fonction de l’étude thermique, dans certaines configurations climatiques. La plupart du temps, nous doublons par l’extérieur, avec une finition en bardage. Par l’intérieur, l’isolant est fixé sur des montants verticaux et masqué par des cloisons en placoplâtre ou en lambris ». De l’avis du directeur commercial, la RT 2012 a agi « comme un mal pour un bien » et définitivement sorti la maison en madriers de sa rusticité. Mais attention, cet impératif de performance thermique ne doit pas se faire au détriment d’une propriété essentielle du bois, sa faculté à réguler le taux d’humidité. Le bois absorbe l’excès de vapeur d’eau pour la restituer dès lors que l’atmosphère de l’habitat le réclame. Cela se traduit par une sensation de bien-être, de disparitions de pathologies de type allergies, irritations respiratoires voire stress. Il faut, donc, isoler de manière perméable, de préférence avec des matériaux naturels et souples, comme de la laine de bois ou de la ouate de cellulose. Autant que possible, il vaut mieux isoler par l’extérieur pour réduire les ponts thermiques liés à la structure, bénéficier de l’hygrométrie naturelle du bois et pour protéger le bois massif des agressions extérieures.

Le double madrier
Parmi les concepts performants, il y a le principe du double madrier : le mur est constitué d’un madrier, pour l’extérieur, d’une isolation aux normes de la RT 2012 variables selon les régions, et d’un madrier intérieur, pour former une épaisseur totale de mur entre 20 et 35 cm.

Bois sur bois
Le bardage sur madriers est le complexe d’isolation le plus fréquent. Mais en fonction des codes d’urbanisme, le bardage peut être remplacé par des panneaux de bois, ou encore par du crépi. La pose de bardages sur une structure en madriers n’est d’ailleurs pas nouvelle. Dans les pays scandinaves sensibles aux vents marins, les façades des maisons en madriers ont toujours été revêtues d’un bardage.
Lui-même était badigeonné d’un mélange de terre rougeâtre et d’eau, en guise de protection. Pas de caractère esthétique à la démarche –
le bardage était scié, à peine raboté- mais un réel besoin de protéger la structure des embruns et de l’humidité.
« La méthode est performante puisque seul le bardage était à renouveler, en moyenne tous les 15 ans. Inutile de toucher à la structure en madriers dont la durée de vie dépasse largement le siècle ».
Pour Pierre Vacherand, le complexe a largement fait ses preuves et son adaptation “ à la française ” est cohérente.

À chaque fabricant, ses techniques
Les madriers sont rainurés de façon à s’emboîter les uns dans les autres. Chaque fabricant, ou presque, a mis au point sa propre technique d’assemblage, avec encoches, languettes, rainures. Bien souvent, les cloisons intérieures sont, elles aussi, en madriers et leur montage s’imbrique dans celui des murs.
Tassement
Pour éviter de trop fortes dilatations, le bois doit être le plus dense possible. Mais, quelle que soit la qualité de la construction, le bois massif, sitôt la toiture posée, commence à travailler. En 24 mois, la structure perd entre 1 et 4 % de sa hauteur. Il est indispensable de prévoir le phénomène dès la conception, au niveau de la toiture, du parement, des menuiseries, des canalisations et lors du montage. Différents systèmes, boulons, glissières, ou pré-cadres et couches d’isolant, permettent d’éviter que le madrier n’appuie sur les menuiseries.
Des techniques d’entaillage permettent aux assemblages de coulisser et de suivre les mouvements naturels du bois et le tassement. Le bois peut ainsi évoluer à son aise. Lorsque l‘isolation se fait par l’intérieur, l’isolant et le parement (lambris, plaque de plâtre) sont installés sur des poteaux verticaux, dissociés des madriers. Le système vaut aussi pour l’isolation par l’extérieur. « Les cuisinistes avec lesquels nous travaillons, connaissent cette particularité de la construction en madriers. Il leur suffit de fixer les éléments muraux en respectant un espace à réserver en dessous pour permettre une descente des éléments eux-mêmes », précise Yasmine Serre, gérante d’Alaya Maisons Bois. Nombreux sont les constructeurs qui se sont penchés sur le problème. C’est dans la structure même du bois massif qu’ils ont trouvé la solution. Les madriers en contrecollé (plusieurs plis souvent croisés), en bois massif reconstitué ( éléments linéaires reconstitués par collage, fil parallèle, de deux à cinq lames de forte épaisseur ), ou encore en lamellé collé ( aboutage et collage de lamelles de bois dont le fil est généralement parallèle ) réduisent considérablement le mouvement du bois. Kontio propose d’aller plus loin avec son Smart Log, un madrier contrecollé rectangulaire en trois plis dont la partie centrale est composée de morceaux de bois orientés dans le sens axial. Pour d’autres, le tassement est nécessaire pour parfaire l’étanchéité et patienter deux ans jusqu’à ce que le bois ait trouvé sa place, cela fait partie aussi des caractéristiques de la construction en madriers.

Assemblages d’angle (fustes)
Les assemblages d’angle jouent un rôle essentiel dans la stabilité des murs empilés. Or, depuis toujours, la construction en bois massif doit tenir compte du retrait lors du séchage qui se poursuit une fois la fuste montée. En effet le rondin, durant les 4 premières années de séchage, va perdre 5 % de son diamètre. Au fil des siècles et selon les cultures régionales, de très nombreuses solutions ont été imaginées : réduire le diamètre des bois à l’endroit de l’entaille, éliminer le bois tendre, ou rendre les entailles bloquantes. Chaque fustier a sa technique d’assemblage, tête de bélier, tête de cheval… L’assemblage “ en queue d’aronde ” (forme trapézoïdale) supprime la tête saillante des rondins et a proposé un nouveau vocabulaire de l’angle.

Autoconstruction
La technique du madrier est certainement la plus simple et la plus rapide des techniques de construction bois. Ce montage aisé rencontre d’ailleurs beaucoup de succès auprès d’une clientèle d’autoconstructeurs ravie de réaliser la maison de leurs rêves et soucieux de leur budget. À l’aide d’un plan de montage qui précise les références de chaque pièce en bois, de nombreuses entreprises proposent le “ kit maison en madriers ” avec le matériel nécessaire et tout un ensemble de services avant et après la réalisation. Si les éléments du kit (structure, charpente et menuiseries) sont assortis d’une garantie décennale, il est aussi possible d’en bénéficier par rapport à la conception et au calcul de structure réalisés par le bureau d’études du constructeur lorsqu’il s’agit de sur-mesure. Pas de décennale obligatoire en revanche pour la construction assistée. Le montage du charpentier-menuisier et les installations d’autres techniciens participant au chantier sont également encadrés par une garantie. Le bois massif, tous systèmes constructifs confondus, a révélé sa capacité d’adaptation aux contraintes contemporaines. Il a su trouver des solutions, gagner en performance énergétique, adopter de nouveaux visages sans rien perdre de ses qualités intrinsèques. Le résultat, c’est une nouvelle visibilité gagnée, une nouvelle clientèle conquise. Pour autant, les chalets de montagne continuent de séduire à travers les âges. Pour preuve, le marché du “ vieux bois ” de plus en plus prisé chez nos voisins suisses et allemands comme dans les pays scandinaves. Patiné, ultra résistant, le bois massif est un bel ouvrage que les inconditionnels n’hésitent pas à racheter, démonter et remonter, presque à l’identique, dans d’autres lieux, parfois dans des centres-villes, pour y recommencer une nouvelle existence. À méditer ?

Yasmine SERRE, ALAYA MAISONS BOIS

« Les kits représentent entre 20 et 30 % de notre clientèle. Les projets à réaliser font entre 120 et 140 m², souvent avec une mezzanine. Nous ne nous occupons pas de la dalle à couler. Mais une fois qu’elle est sèche, nous livrons les éléments. Nous avons livré un kit de 140 m² mi-mars, la maison sera terminée en juillet. Dans la région de Bayonne, des clients ont assemblé leur habitation de 160 m² en cinq mois. L’élévateur n’est indispensable que pour monter les chevrons, les faîtières de charpente et les menuiseries de l’étage. Une journée de location suffit. Pour les murs, deux échelles sont plus adaptées qu’un échafaudage, d’après les retours que nous recueillons. Nous fournissons trois jours d’assistance. Au démarrage du chantier, lors de la pose des menuiseries et de la charpente, il vaut mieux avoir un professionnel avec soi. Pour autant, il est difficile de faire des erreurs. Nous fournissons des plans détaillés et numérotés. Chaque madrier est précisément identifié avec une photo en 3D, le plan de pose et le sens dans lequel regarder l’installation au fur et à mesure. C’est essentiel car certains madriers sont pré-percés pour les passages de câbles. Il faut aussi comprendre qu’une erreur n’impacte par qu’un seul mur, mais toute la structure, car les madriers s’imbriquent les uns dans les autres en tournant ! On ne monte pas un mur, mais les quatre en même temps ; pour démonter, il faut détourner. Pour toutes ces raisons, nous recommandons toujours de nommer dans l’équipe d’auto-constructeurs un chef de plan qui coche sur les plans au fur et à mesure du montage et qui peut vérifier à tout instant que l’assemblage est correct ».

 

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