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L’école buissonnière

Dans les forêts profondes de Varmland, en Suède, les équipes de Bornstein Lyckefors Architects ont transformé une ancienne école en un musée public.

Derrière la palissade se cache un musée… En 2013, Värmland’s Museum décide d’investir dans de nouveaux locaux pour sa succursale Torsby Finnskogscentrum. Ayant pour mission de raconter l’histoire des Finlandais qui se sont installés dans les forêts de Värmland, en Suède, le musée recherchait un lieu à part. Une ancienne école élémentaire a finalement été transformée dans ce but par Bornstein Lyckefors Architects.

L’objectif était de réutiliser les ressources disponibles du lieu pour l’adapter aux expositions. Afin de signifier le changement de fonction du bâtiment, une palissade en bois a été érigée comme façade extérieure. Cette nouvelle enveloppe permet au musée de se développer, transformant également les salles de classe en nouveaux espaces d’espaces d’exposition.

L’écriture architecturale reste communicative, poétique mais aussi stratégique. Ce projet Torsby Finnskogscentrum de Bornstein Lyckefors Arkitekter a d’ailleurs été lauréat du prix WAN Adaptive Reuse, récompensant les transformations d’usage de bâtiments.

David Jennings, directeur chez EPR Architects et membre du jury a été impressionné par le concept, simple mais fort. « Je pense que cela permet de voir comment un bâtiment peut être adapté à l’avenir, tout en gardant à l’esprit qu’il faut qu’il soit différent du bâti initial ».

Le fait que ce bâtiment ait été transformé avec un petit budget (5,9 M SEK, soit 6 millions d’euros environ) a aussi impressionné le jury. « J’aime le fait que ce projet est peu coûteux, mais a un impact aussi important », a souligné Ziona Strelitz, fondatrice chez ZZA Responsive User Environments.

Enfin, la combinaison d’un style ancien et moderne a beaucoup séduit : « La nouvelle charpente en bois brut offre une vue vers le bâtiment historique, qui devient une ombre dans la forme, permettant l’intégration de l’ancien et du nouveau dans un design intelligent et composé. L’intérieur surprend tout en attestant de la valeur historique du site », témoigne Nina Rappaport, directrice des publications à Yale School of Architecture et directrice de projet chez Vertical Urban Factory.

Dans ce nouveau lieu de 2 000 m2, le cahier des charges a été respecté. Il imposait des espaces d’exposition dédiés aux collections permanentes et temporaires ainsi que des bibliothèques et des archives.

Texte : Claire Thibault – Photos : Åke E: son Lindman

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