Les patrons de TPE retrouvent le moral

Les patrons gardent le moral malgré une faible dégradation des indicateurs financiers contrebalancée par un léger mieux du côté des embauches, selon le Baromètre* Fiducial des TPE, réalisée par l’IFOP auprès des Très Petites Entreprises. Détails.

Si la confiance dans le gouvernement Philippe s’effrite de -4 points (50 %), c’est la première fois depuis 2000 (date de création du baromètre) que les chefs d’entreprise restent majoritairement positifs six mois après une élection présidentielle en ce qui concerne le climat général des affaires (53 %, sans changement) et leur propre activité (57 %, en recul de -3 points).

L’indicateur de situation financière, qui au dernier trimestre avait atteint son plus haut niveau depuis 10 ans, fléchit de -6 points pour s’établir à -9. Dans le même temps, le nombre d’entreprises ayant une trésorerie excédentaire diminue de-7 points (27 %), pour venir grossir le rang de celles dont la trésorerie est à l’équilibre (53 %). Les investissements connaissent un léger tassement, tant en nombre d’entreprises
(-3 points), qu’en montant (-8 points). La création nette d’emplois connaît une amélioration continue depuis deux trimestres consécutifs et regagne +1 point pour s’établir à +2.

«La création nette d’emplois profite surtout d’un bon niveau de création pure de postes, mais aussi d’un léger reflux des suppressions de postes. Au regard des données historiques, la proportion d’embauches en CDI apparaît également plutôt élevée pour un 3èmetrimestre. C’est un signe de la confiance qui anime en ce moment une majorité de chefs d’entreprise. Mais la vigilance doit rester de mise car la réserve d’emplois dans les TPE est probablement moins importante que ne le laisse croire le discours ambiant. En effet, 94 % des entreprises qui n’ont pas embauché ne cherchaient pas à embaucher 

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», explique Jean-Marc Jaumouillé, Directeur des techniques professionnelles de Fiducial.

Une réforme de l’apprentissage prioritaire

Six mois après l’élection d’Emmanuel Macron, 68 % des petits patrons estiment que les réformes annoncées ou mises en place sont conformes à ce qu’il avait déclaré lors de sa campagne électorale. Dans son action contre le chômage, 41 % des chefs d’entreprise souhaitent que la réforme de l’apprentissage soit prioritaire et suivie par celle de la formation pressionnelle (30 %) et de l’assurance chômage (26 %). Ils sont 79 % à penser que ces dernières seront difficiles à mettre en œuvre.

Concernant l’apprentissage, 93 % souhaitent généraliser l’alternance dans les lycées professionnels, 91 % renforcer le rôle des branches professionnelles et des entreprises dans l’élaboration des enseignements et 90 % créer une aide unique en fonction de la taille de l’entreprise et du niveau de qualification de l’apprenti. 86 % approuvent également la fusion du contrat d’apprentissage et du contrat de professionnalisation sans borne d’âge.

Sur la formation professionnelle, 85 % approuvent un investissement dans les formations à destination des populations les plus éloignées de l’emploi et 85 % la labellisation des organismes de formation.

Enfin, sur la question de l’assurance chômage : 88 % sont favorables à un renforcement du contrôle des chômeurs, 84 % de permettre aux travailleurs indépendants de bénéficier d’une partie de l’assurance-chômage, 76 % de renforcer la dégressivité de l’assurance-chômage.

Une réforme du travail bien accueillie

Les cinq ordonnances réformant le droit du travail sont accueillies favorablement par 75 % des patrons de TPE. 72 % estiment qu’elles vont dans le bon sens, 62 % qu’elles vont inciter les moyennes entreprises à embaucher (56 % pour les grandes et 51 % pour les petites).

Parmi les différentes mesures, la possibilité de pouvoir négocier directement avec les salariés est plébiscitée par 79 % des patrons. Vient ensuite l’extension des CDI de chantier à l’ensemble des secteurs d’activité (72 %) et une adaptation des CDD aux spécificités de chaque branche (72 %).

Au sein de leur entreprise, ils sont 48 % à déclarer qu’ils embaucheront plus facilement si leur carnet de commandes le leur permet et 47 % qu’ils mettront en place une négociation avec les salariés sur l’organisation, le temps de travail ou la rémunération.

*Échantillon de 1 001 dirigeants de TPE de 0 à 19 salariés (hors auto-entrepreneurs), raisonné sur les critères secteur d’activité de l’entreprise, taille de l’entreprise, région d’implantation de l’entreprise et interrogé par téléphone du 6 au 22 novembre 2017. Des résultats nationaux représentatifs : redressement selon les données INSEE pour la meilleure représentativité de cette composante du tissu économique français.

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Claire Thibault
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