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La ouate de cellulose, l’isolant nature

La ouate de cellulose isole tout, de l’habitat individuel à la construction tertiaire en passant par l’habitat collectif, printemps, été, automne comme hiver. Limitation de la consommation énergétique, amélioration du confort… Autant d’atouts thermiques indiscutables.

Utilisée depuis plus de 70 ans dans le monde entier, la ouate de cellulose, appartenant à la famille des isolants bio-sourcés, est l’un des matériaux les moins émissifs de gaz à effet de serre, aussi bien pour sa production, qu’en utilisation. Peu d’énergie grise (6 kWh/m3) et aucune pollution ne sont engendrées lors de sa fabrication.

Et pour cause, la ouate de cellulose connue aussi sous le nom d’isolant de cellulose ou isolant cellulosique, se compose en moyenne à hauteur de 85% de papiers journaux recyclés, triés et nettoyés, et de 15% d’adjuvants chimiques ignifugeant (acide borique, sulfate d’ammonium, etc.) et d’un traitement contre les rongeurs, les insectes et les moisissures. La ouate de cellulose est en ce sens, un très bon isolant semi-naturel et écologique idéal pour les toits, les combles et les plafonds.

Pourtant, l’ajout du sel de bore utilisé par certains fabricants est vivement contesté, engageant notamment le caractère nocif de cet agent chimique. Mais depuis le 6 novembre dernier, le Centre Scientifique et Technique des Bâtiments, chargé de l’évaluation des produits en France, a réactivé les Avis Techniques concernant ce matériau majoritairement utilisé en Europe et dans les pays nord-américains. L’utilisation de l’acide borique pour ses propriétés ignifuges est d’ailleurs correctement enregistrée par la Réglementation REACH, l’agent n’est donc plus vendu comme biocide. L’European Cellulose Insulation Manufacturers Association prend à ce titre l’exemple similaire de la citronnelle (parfum ou insecticide). Aucune solution technique autre que les sels de bore ne permettent d’obtenir un classement Euroclasse B.

La ouate de cellulose peut se vanter d’être l’isolant phare de l’éco-construction. Un isolant durable, issu d’une production française récente et structurée (moins d’une dizaine d’années), mais qui est en constante évolution (1 200 000 tonnes/an*). Et pour cause, si son rapport qualité/prix est excellent, la ouate de cellulose reste deux fois plus cher que la laine de verre ou la laine de roche pour une valeur isolante identique. Mais…

Un rapport de l’Université du Colorado a, en effet, démontré qu’un bâtiment isolé en ouate de cellulose sera plus chaud de 4 degrés après une période de 9h sans chauffage, soit une économie d’énergie à hauteur de 26,4 % par rapport à la laine de verre. La ouate offre effectivement l’un des meilleurs coefficients de déphasage, et garantie un niveau de confort à chaque saison, évitant notamment la surchauffe estivale. La ouate de cellulose est aussi un matériau fiable et durable, le temps n’altère aucunement sa résistance thermique variant de 0,035 à 0,040, tout comme sa capacité de régulation hygroscopique.

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De nature floconneuse, la ouate est dotée d’un pouvoir isolant acoustique remarquable. Pas étonnant alors qu’elle soit utilisée dans les boîtes de nuit. Et c’est cet aspect, en plus léger et souple, qui, lorsqu’en vrac (tassement de 20 % minimum), est soufflée ou insufflée, ou posée par projection humide, couvre toutes les surfaces jusque dans les interstices difficiles d’accès. La ouate de cellulose, vendue également en plaque semi-rigide (11 % de la filière des bio-sourcés contre 96 % en vrac*), est logiquement plus étanche à l’air qu’une laine minérale.

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Enfin, parce qu’elle est composée de fibres végétales, l’isolation en ouate de cellulose ouvre droit au crédit d’impôt.

* Source : Etude Nationale sur les filières de production des matériaux et produits bio-sourcés utilisés dans la construction, par Nomadéis pour le Ministère de l’Environnement, du Développement Durable et de l’Energie.

Texte : Laurène Delion

Photos : Soprema

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