Rénovation : les aides de l’Etat pèseraient dans les décisions de travaux

Un ménage sur deux, ayant effectué des travaux de rénovation énergétique, ont été incités à les réaliser grâce à l’existence d’aides de l’Etat. Quels sont les dispositifs qui sont le plus utilisés, et pour quels types de travaux ? Réponses, d’après l’enquête réalisée par le service statistique des ministères de l’Environnement et du Logement.

Les travaux de rénovation qui ouvrent droit à des aides de l’Etat sont entrepris par des ménages en moyenne plus aisés, selon l’enquête « Les ménages et la consommation d’énergie » réalisée par les ministères de l’Environnement et du Logement.

Dans la majorité des cas, la rénovation de l’enveloppe du bâtiment fait partie des travaux prioritaires, devant le renouvellement des équipements. En revanche, l’étude note qu’ils concernent peu les énergies renouvelables.

Le dispositif le plus utilisé à l’heure actuelle est le crédit d’impôt transition énergétique (CITE). Viennent ensuite la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) à taux réduit et les autres déductions fiscales.

En moyenne, le montant des travaux réalisés avec une aide est plus important que sans aide, notamment lorsqu’ils ouvrent droit à un écoprêt à taux zéro (éco-PTZ).

Paradoxalement, l’économie d’énergie n’est pas toujours au rendez-vous une fois les travaux effectués. « Une des explications de cet écart a pour origine le phénomène que l’on qualifie d’effet rebond », relèvent les auteurs de l’étude.

En effet, les ménages auraient tendance à augmenter leur confort ou à diminuer leurs restrictions dans leur logement rénové, dès lors que le service de chauffage leur coûte moins cher », relèvent les auteurs de l’étude.

Selon l’enquête, plus d’un ménage français sur quatre (résidant en France métropolitaine) est dans une situation de précarité énergétique. Pour 14 % d’entre eux, cette précarité est liée à une installation défectueuse. L’autre motif reste d’ordre financier, notamment lorsque les dépenses en matière d’énergie représentent plus de 8 % des ressources du ménage.