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la piscine bois est la grande tendance du moment. Elle s’intègre idéalement dans un jardin, encore mieux lorsqu’elle est accompagnée d’une terrasse également bois. « Le côté matériau naturel, c’est important. A cela, il faut rajouter l’équipement proposé avec le bassin bois ; PAC, stabilisateur au sel, robot de nettoyage, volet roulant. Souvent, après avoir budgété un bassin béton, le client vient vers nous. Pour le même prix, il peut avoir une piscine bois parfaitement équipée, dont il profitera d’autant mieux que les équipements lui épargneront certaines contraintes d’entretien », témoigne Joseph Gallin, fondateur de la SDSL.

Ce concepteur-fabricant appuie son savoir-faire sur le procédé du constructeur suisse Arizona Pool, spécialiste de la piscine bois depuis 50 ans. Le bassin repose sur un cadre métallique lui même assis sur un sol en concassé compact et sous-couche de sable ; l’ensemble est revêtu d’une moquette imputrescible. Le procédé mis au point par Joseph Gallin bénéficie d’un Avis Technique du CSTB. « Je ne travaille qu’avec une seule essence, du pin traité classe 4. Elle est la seule à pouvoir résister aux intempéries et au contact avec la terre ». De plus en plus contacté pour venir remplacer des bassins qui pourrissent, le fabricant ne fait appel à d’autres bois que pour les margelles « en ipé de 40 cm de long par 4 cm d’épaisseur ».

Même propos tenus au sein de l’entreprise Piveteau, dont le département piscines travaille essentiellement du pin classe 4, avec un revêtement de finition liner, ou une membrane en PVC armée. Très demandée en kit à poser par le client lui-même, la piscine bois affiche un temps de pose limité, une grande modularité, et une adaptabilité tout-terrain.

Hors coût de terrassement et aménagements de confort, le budget correspondant à l’achat d’un bassin bois n’a rien à voir avec la somme consacrée à une piscine coque. Le prix d’un bassin bois non aménagé de 7m/4m tournera autour de 6500€, autour de 11000€ pour une coque. Bien évidemment, il faut tenir compte de la longévité des matériaux, de celle du liner (inexistant en piscine coque) et du coût de son renouvellement (environ 1000€ hors pose), comparer les systèmes de filtration et surtout s’adresser à un constructeur dont le service après-vente ne laissera pas à désirer.

Mais celui que l’on regarde avec envie sans encore trop oser s’en approcher, c’est bien le bassin bio.

Il n’est pas assimilé à l’univers des piscines classiques ; peut-être parce que son élaboration est, généralement, assurée par un paysagiste et non par un pisciniste. En fait, l’intérêt du bassin bio réside d’abord dans l’obtention d’une qualité d’eau de baignade optimale, sans avoir recours à des produits d’entretien chimiques. La subtilité dans la majorité des bassins bio, c’est la lagune. C’est dans cet espace complémentaire que l’eau est filtrée par les racines de plantes installées sur un support inerte. Parmi les distributeurs de bassins bios, la marque Aquatiss, installée à la Rochelle, a récemment innové avec la mise au point d’un système de filtration à la fois mécanique et biologique. En considérant la lagune comme une option ou en la réduisant à 10 % de la surface du bassin, il permet la création de baignades en eaux claires, de 30 m², toutes formes confondues. Les bassins créés à cet effet sont d’ailleurs une exclusivité innovante du fabricant puisqu’ils sont conçus en mélèze immergé (Woodéo).

Le bassin bio peut naître de la rénovation d’une piscine classique, pour peu qu’il existe une profondeur de 1,5 mètre. Son entretien tient à la fois de la piscine classique et du jardin puisqu’il ne dispense pas de nettoyer skimmers, pompes, filtres et lignes d’eau, et qu’il nécessite de tailler, aux intersaisons, toutes les plantes aquatiques.

Tout comme l’orientation l’est pour le réchauffement de l’eau, la profondeur d’une piscine bio est essentielle à sa climatisation (1,50 m de hauteur d’eau pour un bassin de 8 m par 4 m). La température idéale se situe entre 25°C et 28°C. Une fois que le professionnel en charge de la création du bassin a réalisé l’équilibre du système bio, il suffit d’enrichir en micro-organismes pendant la saison de baignade. En revanche, les utilisateurs de la piscine devront se soumettre à une règle hygiénique incontournable, celle de la douche avant baignade. Financièrement, l’installation d’une piscine bioclimatique engage un surcoût de 10 % par rapport à une piscine enterrée classique de même dimension. Il est clair, aussi que cette mise en place se fait en une seule fois, influençant toute l’esthétique du jardin. L’installation d’une terrasse, d’une nage à contre courant, ou d’autres compléments, devra être exécutée impérativement en cours d’installation.

Le budget moyen pour une baignade bio de 6m par 4m, tout compris, tourne autour de 20 000€ ; c’est le prix à payer pour disposer d’un univers harmonieusement intégré à son environnement, accessible, ne serait-ce que par les yeux, 365 jours par an.

Au-delà de l’esthétique et du bien-être, ce sont les améliorations en termes d’entretien (automatisation des appareils) et de confort (chauffage du bassin) qui marquent le marché.

A voir le jour dans ces prochaines semaines, le coffret de commandes centralisé AquaLink TRi® du spécialiste Zodiac permet de lancer sa pompe à chaleur quelques heures avant son arrivée dans sa résidence secondaire, contrôler le nettoyage de sa piscine depuis son bureau. Il peut être géré à distance via un accès internet personnel, un smartphone, ou avec une télécommande sans fil, AquaPalm, ou encore directement depuis l’écran LCD du coffret. Ce coffret permet de commander quatre équipements standards (pompe filtration, système de traitement d’eau, robot hydraulique à pression, éclairage, nage à contre-courant, lame d’eau…). En plus, il gère l’électrolyseur au sel, sous réserve qu’il soit de la même marque.

Dans le domaine du chauffage, nouveautés et originalités se disputent la palme, ainsi Zodiac, encore lui, a innové avec son kit Easy Connect spécial PACZM&P. Cet outil s’adresse aux possesseurs de piscines soit hors-sol à parois rigides, soit enterrées, qui n’ont pas la possibilité de réaliser les aménagements spécifiques à l’installation d’une PACZM&P pour chauffer leurs bassins. Facile à installer et à démonter, cette petite pompe est connectée par deux tuyaux à une tête immergée. Silencieuse, elle est indépendante de la filtration. Le système affiche une puissance de 4kW à 11kw, et représente un budget de 2000€, PACZM&P comprise.

Le solaire n’est pas en reste, avec deux nouveautés de chez Bonvarlet. Ce concepteur girondin a mis au point deux systèmes qui concilient esthétique et efficacité. Le premier, assez classique, incite à installer les capteurs sur un toit ou un plan orienté plein sud à plus ou moins 30°C, le second, à l’esthétique particulièrement réussie, consiste en une installation au sol des capteurs recouverts de pavés de verre. Dans ces conditions, il convient de prévoir une réservation équivalente à 40% de la surface de la piscine, à raison de 1m de large sur 1 à 3m de long minimum, suivant le nombre de m² de panneaux à installer, le tout sur 15 cm de profondeur. Mais ce sont les capteurs eux-mêmes, qui sont source d’innovation. Contrairement aux autres principes existants, les capteurs de la gamme Optimum/Bonvarlet possèdent non pas deux mais trois parois. La première étant transparente, le soleil, en la traversant, ne la chauffe pas, limitant ainsi la température extérieure du capteur et donc les pertes directes de calories dans l’air ambiant (surtout s’il y a du vent). La transformation des calories, apportées par le rayonnement solaire, se réalise par le biais de la deuxième membrane. Autour de cette paroi noire interne au capteur circulent deux lames d’eau qui monte aussitôt en température. Outre son esthétique avantageuse, cette technologie exclusive et brevetée, augmente l’efficacité des capteurs de 30% à 50%, pour un rendement optimal avoisinant 1000W/h/m². Sur le plan technique, les capteurs sont reliés au système de filtration, en fonction du système choisi (pompe standard ou régulation indépendante). L’eau circulera dans les capteurs dès que la filtration se mettra en route et s’arrêtera en même temps. Autre possibilité, la circulation de l’eau sera indépendante à la filtration, permettant ainsi de programmer le fonctionnement des capteurs pendant les heures d’ensoleillement. Comptez entre 150 et 300€ HT/m² de capteur toit (sans ou avec effet de serre) et environ 500€ HT/m² de capteur sous pavés de verre, éclairage par leds en sus.

 

Sécurité piscine

Depuis le 1er janvier 2004, dès la mise en eau, les piscines privatives, enterrées ou semi-enterrées, non closes, situées en plein air, à usage individuel ou collectif, doivent être munies d’un dispositif de sécurité aux normes visant à prévenir le risque de noyade d’enfants de moins de cinq ans. Les équipements nécessaires sont une barrière de sécurité, une alarme sonore de piscine, une couverture souple ou rigide et un abri de piscine entièrement fermé.

Formalités et législation

L’article R421-9 du code de l’urbanisme précise l’essentiel des dispositions de droit commun applicables aux piscines. Les règles locales d’urbanisme prescrites par les PLU/POS viennent compléter le droit commun, il est donc essentiel de les respecter. En ce qui concerne la fiscalité, la piscine peut être soumise à la taxe foncière et la taxe d’habitation. Enfin, mieux vaut prévenir votre assureur car la construction d’une piscine entraîne une extension de la responsabilité civile. Un simple avenant au contrat suffit à vous couvrir en cas d’accident pouvant survenir à une tierce personne.

Garantie & Assurance Décennale

L’article 1792 du Code Civil, engage la responsabilité des constructeurs, sur une période de 10 années suivant la réception, en cas de dommages susceptibles de compromettre la solidité de l’ouvrage ou de le rendre impropre à sa destination : c’est la Garantie Décennale. En conséquence, tout constructeur d’ouvrage dont la responsabilité peut être engagée au titre de cette garantie, doit obligatoirement souscrire une police d’assurance (Art L 241-1 du Code des assurances) pour garantir cette responsabilité : c’est l’Assurance Décennale. Il est fortement recommandé de vérifier l’attestation d’Assurance Décennale et RC Professionnelle des constructeurs / installateurs au moment du devis.

Attention : Il ne faut pas confondre l’assurance décennale d’un constructeur / installateur avec une assurance décennale « produit » délivré par un industriel, laquelle ne couvre pas les désordres résultant des travaux d’installation.

 

Texte : serum Presse – Maxime Kouyoumdjian

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