Ywood Aix L’Ensoleillée

Aux portes d’Aix-en-Provence, à deux pas de la Pioline et des Milles, et face à la montagne Sainte-Victoire, le Parc de l’Ensoleillée, premier parc tertiaire en structure 100 % bois et à énergie positive de France, a remporté le 1er prix “ Bâtiment Performant ” des Green Building Solutions Awards 2014.

Tangram Architectes, avec le concours de Samuel Poutoux (Atelier WOA), et Nexity Ywood Business ont développé ce programme de bureaux 100 % bois, livré en novembre 2013 au cœur d’un environnement naturel, boisé et classé. « Le rapport avec la nature est fort. L’intégration au site est améliorée par l’emploi du matériau bois. Car construire en bois permet de respecter les équilibres entre environnement naturel, bâti, qualité de vie et ressources énergétiques », soulignent les architectes qui gratifient le projet de panneaux photovoltaïques, de pompes à chaleur réversibles air / eau, de luminaires LEDs, etc. Baptisée Ywood Aix l’Ensoleillée, l’opération s’inscrit dans une démarche BEPOS (Bâtiment à Énergie POSitive) et participative avec BDM (Bâtiments Durables Méditerranéens), selon un principe constructif en bois massif.

D’ores-et-déjà loué par l’opérateur téléphonique Orange, le parc accueille cinq bâtiments en R+3, un parking de 167 places, des bornes de rechargement électrique et un parc à vélos. Posés sur des socles en béton, les bâtiments s’élancent à la verticale, à l’exception du bâtiment de l’entrée, « le seul de forme carrée avec un rez-de-chaussée en béton, une toiture terrasse et une éolienne ».

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Les façades extérieures sont revêtues de tasseaux en mélèze de 3 cm posés à la verticale. En façade sud, les balcons avec leurs poteaux bois disposés aléatoirement, contribuent à la silhouette élancée des bâtiments dans un rythme contemporain. « Chaque poteau est posé sur un socle de métal qui le surélève du sol, et apporte de la légèreté à l’ensemble », ajoutent les architectes.

Derrière, aussi discrets que les garde-corps métalliques, des escaliers donnent l’accès aux étages ; une alternative aux voies de circulations verticales qui se situent dans un noyau en bois au centre des bâtiments, à l’exception du plus long. « Le bâtiment 3 s’articule autour d’un noyau béton pour des raisons de résistance aux efforts sismiques », expliquent les architectes. Grâce à cette configuration, les architectes libèrent de grands plateaux modulables d’au moins 620 m², répondant parallèlement aux exigences de fluidité et d’évolutivité. Autres échappées à la règle : les portes et les fenêtres à vitrage thermique et acoustique, protégées par des volets électriques à lames orientables en aluminium noir ainsi que les toitures en bac acier qui supportent des panneaux solaires. Autrement, le bois habille les plafonds, les cloisons et les murs de tous les bâtiments.

« Chaque mur est composé d’un panneau plein porteur en épicéa, d’une couche d’isolant en fibre de bois, d’une couche de pare-pluie, de contre-lattes noires et de lattes apparentes en mélèze, le tout pour une épaisseur de 30 cm », détaillent les architectes, avant d’ajouter que « chaque immeuble a pu être clos et couvert en 13 jours ouvrables ». Gage de rapidité, le bois associe ses vertus mécaniques et esthétiques au profit de l’harmonie entre l’Homme et la Nature.

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Texte : Laurène Delion – Photos : Yann Bouvier et Tangram Architectes

Source : Architecture Bois & dépendance n°63, p. 94-95

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Claire Thibault
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