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Le chauffage au bois (6/12)
Se chauffer au bois n’a jamais été aussi moderne ! L’énergie, née du choc de deux silex à la Préhistoire, a d’autant plus d’avenir qu’elle réalise le grand chelem écologique. C’est une énergie renouvelable ; son bilan carbone est excellent, et elle participe de la biomasse (valorisation de nos déchets). Ajoutez-y un confort incomparable et un prix de revient défiant toute concurrence…
Quel appareil choisir ?
La représentation classique du feu de bois, c’est la cheminée, synonyme de confort et de romantisme. Seulement voilà, ces foyers ouverts affichent un rendement minimaliste, de 10 à 30 % seulement. Ils correspondent désormais bien d’avantage à un choix esthétique (les habillages sont infinis) qu’à un réel besoin de chauffage. Leur bilan carbone est également très moyen car les gaz émis ne sont pas complètement brûlés et s’évaporent dans la nature… Pour chauffer efficacement l’habitat, rien ne vaut un appareil fermé : le choix est large et adapté à la plupart des budgets, pour des rendements variant de 50 % à 93 %. Des performances à appréhender en termes de qualité de chauffage, mais aussi de consommation de combustible consommé et de pollution émise.
Les poêles
Il en existe de toutes les formes, de toutes les couleurs, manuels ou automatiques. Les poêles d’aujourd’hui n’ont plus rien à voir avec les modèles de nos grands-mères, particulièrement polluants et de moindre performance (rendement inférieur à 60 %).
+ Poêle turbo :
C’est un poêle à double combustion mais la seconde arrivée d’air se fait en partie haute de la chambre, via un tube de fonte. Comme son nom l’indique, le poêle turbo monte plus vite en température, pour un rendement au-dessus de 65 %. Le budget est inférieur, de 500 € à 3 000 € ;
Faiblesses :
- - peu d’inertie ; la chaleur se dissipe plus vite ;
- - la consommation de bois est plus grande.
+ Poêle de masse ou à accumulation :
Il s’agit d’un poêle à bois classique, entouré d’une énorme masse (jusqu’à plusieurs tonnes) de brique réfractaire, de terre crue, voire de béton et habillé de matériaux destinés à stocker les calories. Souvent équipé d’une banquette pour s’y adosser, ce poêle à rayonnement offre un excellent rendement, autour de 90 % (à partir de l’échange entre la combustion à 800°C et la masse. Le poêle assure le chauffage pour une douzaine d’heures au moins. Les émissions polluantes sont réduites, la flambée (de 2 à 3 heures) pouvant atteindre les 1000°C.
Handicaps :
- - ses dimensions ne lui ouvrent pas l’accès de tous les habitats ;
- - nécessite un budget élevé, de 8 000 à plus de 20 000€.
Photo : Bodard & Gonay
Traitement du bois naturel (5/6)
Matériau incontournable de la construction depuis la nuit des temps, le bois brut, naturel, biodégradable, recyclable, renouvelable, est désormais présent dans tous les projets estampillés « développement durable ».
Bois Modifié Thermiquement : Si la démarche est proche de celle du traitement à haute température, le process Besson, qui permet de produire le BMT®, présente des variantes. Sa montée en température est moins forte (pas plus de 205°C). « Ce qui évite les chocs thermiques à l’origine des gerces internes », selon Louis Naudot, dépositaire de la marque BMT®, et pdg de Dumoulin-Bois, scierie installée en région parisienne depuis cinq générations. « On agit sur la différence de température entre l’air chaud du four et celle du bois qui cuit ; l’écart permanent doit être de 20°C. Le temps de cuisson est fonction de chaque essence, 180°C pour le chêne, 200°C pour le sapin,…. Il est géré « par le bois lui-même » au moyen de sondes qui analysent son état pendant le traitement ». Le four Besson que possède Dumoulin-bois en est à sa troisième génération. « Ce modèle agit en une seule cuisson, il a une capacité de traitement de 8m3 pour des bois de 5,40m maximum ». L’enjeu de ce traitement est, là aussi, de rendre des essences locales (aulne, bouleau, charme, …) imputrescibles et durables, afin de les appliquer en extérieur.
Jonctions, liaisons singulières (5/5)
Les jonctions sont les points sensibles des travaux d’agrandissement en ossature bois. Si l’extension, comme la surélévation, s’appuie sur des techniques de mise en œuvre classiques (DTU 31.2, Eurocode 5), l’assemblage entre les parties anciennes et l’agrandissement correspond à un véritable sur-mesure et mérite toute l’attention des professionnels.
Toit : Dans le cas d’une surélévation intégrale, l’installation de la nouvelle toiture (charpente-couverture) ne diffère en rien de l’assemblage classique d’une toiture, avec les mêmes points singuliers à traiter. Dans le cas d’une surélévation partielle, le décroché de toitures (bi-pente ou toit-terrasse) se traite exactement comme pour une extension, avec des liaisons et des débords de zinc entre les différents éléments.
Réseaux : Les pénétrations (passage de câbles et autres conduits) indispensables dans les couches d’étanchéité à l’air doivent être, autant que possible, limitées. L’utilisation de fourreaux est largement préconisée partout où il peut y avoir infiltration d’air ; dans le cas de câblages à passer à travers le pare-vapeur, dans un étage sous-toiture, notamment. En outre, il existe également des prises de courant étanches pour parois creuses.
Etanchéité à l’air : Au même titre que n’importe quelle construction classique, l’étanchéité d’une surélévation, comme d’une extension, nécessite une attention particulière, à tous les points de raccordement créés dans la façade ou sur la toiture : fenêtres, baies vitrées, portes. En effet, chaque ouverture, si elle n’est pas rigoureusement aménagée, représente un risque d’infiltration d’air et de condensation. Pour y remédier et obtenir une étanchéité parfaite, l’association pare-vapeur et joints étanches à l’air (mastics élastomères, adhésifs, bandes collantes), pour fixer le pare-vapeur à la menuiserie, est indispensable. Si le pare-vapeur est le garant de l’étanchéité de l’ossature en façade, ce rôle incombe, en toiture inclinée, à l’écran d’étanchéité. Celui-ci a pour fonction de protéger la charpente, le matériau isolant et l’intérieur de l’habitation en cas de dommages sur la couverture. Il s’agit d’un revêtement, d’un seul tenant sur toute la hauteur plancher-charpente, dans lequel les découpes sont limitées, pour une efficacité optimisée. Enfin, le raccordement des différentes parois murs-toiture et du pare-vapeur se fera par un joint étanche à l’air.
Sandro Munari Architecte – Géraldine Andrieu ©
Le chauffage au bois (5/12)
Se chauffer au bois n’a jamais été aussi moderne ! L’énergie, née du choc de deux silex à la Préhistoire, a d’autant plus d’avenir qu’elle réalise le grand chelem écologique. C’est une énergie renouvelable ; son bilan carbone est excellent, et elle participe de la biomasse (valorisation de nos déchets). Ajoutez-y un confort incomparable et un prix de revient défiant toute concurrence…
Quel appareil choisir ?
La représentation classique du feu de bois, c’est la cheminée, synonyme de confort et de romantisme. Seulement voilà, ces foyers ouverts affichent un rendement minimaliste, de 10 à 30 % seulement. Ils correspondent désormais bien d’avantage à un choix esthétique (les habillages sont infinis) qu’à un réel besoin de chauffage. Leur bilan carbone est également très moyen car les gaz émis ne sont pas complètement brûlés et s’évaporent dans la nature… Pour chauffer efficacement l’habitat, rien ne vaut un appareil fermé : le choix est large et adapté à la plupart des budgets, pour des rendements variant de 50 % à 93 %. Des performances à appréhender en termes de qualité de chauffage, mais aussi de consommation de combustible consommé et de pollution émise.
Les poêles
Il en existe de toutes les formes, de toutes les couleurs, manuels ou automatiques. Les poêles d’aujourd’hui n’ont plus rien à voir avec les modèles de nos grands-mères, particulièrement polluants et de moindre performance (rendement inférieur à 60 %).
+ Poêle à double combustion :
Ces nouveaux venus, en acier ou en fonte (2), parfois recouverts de céramique ou de pierre ollaire (stéatite, pierre à forte capacité thermique), possèdent plusieurs entrées d’air pour obtenir deux combustions successivement dans la même chambre : la première active le feu tandis que la seconde agit sur la combustion des gaz qui n’ont pas été brûlés au cours de la première étape. Les rendements sont élevés, entre 65 % et 85 %, les émissions polluantes et le risque d’encrassement du conduit limités.
Les entrées de gamme tournent autour de 700 € mais les prix grimpent facilement jusqu’à 6 000€, installation comprise.
Recommandations :
- - choisir son poêle en fonction du volume de la pièce, ni plus, ni moins ;
- - opter pour un appareil labellisé Flamme Verte ou affichant 70 % de rendement (accès au crédit d’impôt),
- - ne pas confondre convection et rayonnement : le poêle à double combustion agit surtout en réchauffant l’air qui circule. Le rayonnement, lui, va de pair avec l’inertie de l’appareil, qui stocke la chaleur dans ses parois et la restitue au fil des heures.
(2) L’acier monte en température plus rapidement, la fonte conserve la chaleur plus longtemps.
Photo : Supra
Traitement du bois naturel (4/6)
Matériau incontournable de la construction depuis la nuit des temps, le bois brut, naturel, biodégradable, recyclable, renouvelable, est désormais présent dans tous les projets estampillés « développement durable ».
Traitement HauteTempérature : Avec un peu plus de 10 ans d’ancienneté, ce procédé est déjà le plus utilisé parmi les nouveaux traitements. Il s’agit de « cuire » le bois. Selon les épaisseurs, le taux d’humidité et l’essence, le cycle peut durer entre 25 et 50 heures pour une température moyenne de 190°C, pouvant s’élever jusqu’à 250°C. Contrairement aux autres traitements, ce procédé modifie complètement la structure du bois, et de façon définitive. A la sortie, l’essence est d’une couleur caractéristique, caramel foncé. Cette technique s’applique aux essences européennes peu denses, comme le pin sylvestre, le pin maritime, le peuplier, l’épicéa, le hêtre, le frêne, le bouleau, le sapin et le châtaignier. Rétifié, le bois est moins hydrophile, sa sensibilité aux agents biologiques de dégradation est réduite de manière substantielle, sa durabilité est accrue, enfin, l’environnement est davantage respecté puisque le procédé ne fait appel à aucune substance chimique. Le THT permet en outre d’utiliser des essences locales à la place de bois tropicaux, pour une pose en extérieur (bardage ou terrasse), ou en intérieur (parquet, menuiseries). Des recherches sont encore en cours pour en améliorer les performances mécaniques (perte d’élasticité du bois qui devient plus cassant) amoindries par le traitement et mieux caractériser leurs performances y compris de durabilité. Ces matériaux ne sont pas résistants aux termites.
Jonctions, liaisons singulières (4/5)
Les jonctions sont les points sensibles des travaux d’agrandissement en ossature bois. Si l’extension, comme la surélévation, s’appuie sur des techniques de mise en œuvre classiques (DTU 31.2, Eurocode 5), l’assemblage entre les parties anciennes et l’agrandissement correspond à un véritable sur-mesure et mérite toute l’attention des professionnels.
La surélévation est un chantier complexe. La création d’un plancher haut, le montage de nouveaux murs et la modification de la toiture dépendent des structures existantes et de la charge que celles-ci peuvent supporter. Fissures dans l’existant et ponts thermiques sont les risques majeurs de jonctions mal réalisées.
Calcul des charges : La prise en compte des murs porteurs existants est déterminante pour y asseoir les murs porteurs de l’ossature bois. Il est essentiel de calculer la charge à porter et le poids de la structure porteuse (béton, poutre en bois) avant d’entamer les travaux. Bien souvent, l’ajout d’une poutre porteuse supplémentaire, ou la création d’un sommier (en béton) en renfort, s’avère indispensable.
Création de renfort : Le plus fréquemment, il s’agit de poser des poutres en appui d’un mur à l’autre de la maison ou des poteaux intermédiaires fondés au droit des cloisons.
Création d’un plancher bois : Dans le cas d’une surélévation, le plancher bois repose sur des poutres porteuses ; elles vont de mur porteur à mur porteur, parfois avec des renforts de petits poteaux fondés au droit des cloisons. Il n’y a pas de perçage de mur, l’armature de l’existant n’est pas sollicitée. La liaison plancher bois à créer peut se faire de plusieurs façons, par le biais d’ancrages métalliques (sabots) fixés contre l’armature en béton armé, si celle-ci existe, ou par scellement chimique dans les murs existants (muralière).
Murs : L’élévation des murs en ossature bois sur l’existant nécessite de faire attention à l’étanchéité à l’air, et aux fixations des murs. Il n’existe pas de problème de dilatation entre les structures des deux bâtis, mais, en fonction des matériaux utilisés, il faut faire attention à la vêture extérieure. Ainsi, l’application d’un crépi en continuité entre les deux matériaux de structures différentes va automatiquement produire une fissure. Pour la prévenir, la mise en œuvre de la pose d’un joint de dilatation s’impose à l’intersection. Ce point de couture, sous forme de petit décrochement en aluminium, ou encore de briquettes, permettra de respecter la dilatation des deux matériaux. En revanche, lorsque la surélévation est revêtue d’un bardage bois ou en tout autre matériau, avec un point d’arrêt net au-dessus du crépi de la partie en traditionnel, la dilatation des deux matériaux ne peut pas être en continu et le risque de fissure est absent. Une isolation par l’extérieur fixée en continu sur toute l’ossature bois, et se poursuivant sur la jonction, est la parade idéale contre les ponts thermiques.
Sandro Munari Architecte – Géraldine Andrieu ©
Le chauffage au bois (4/12)
Se chauffer au bois n’a jamais été aussi moderne ! L’énergie, née du choc de deux silex à la Préhistoire, a d’autant plus d’avenir qu’elle réalise le grand chelem écologique. C’est une énergie renouvelable ; son bilan carbone est excellent, et elle participe de la biomasse (valorisation de nos déchets). Ajoutez-y un confort incomparable et un prix de revient défiant toute concurrence…
Quel appareil choisir ?
La représentation classique du feu de bois, c’est la cheminée, synonyme de confort et de romantisme. Seulement voilà, ces foyers ouverts affichent un rendement minimaliste, de 10 à 30 % seulement. Ils correspondent désormais bien d’avantage à un choix esthétique (les habillages sont infinis) qu’à un réel besoin de chauffage. Leur bilan carbone est également très moyen car les gaz émis ne sont pas complètement brûlés et s’évaporent dans la nature… Pour chauffer efficacement l’habitat, rien ne vaut un appareil fermé : le choix est large et adapté à la plupart des budgets, pour des rendements variant de 50 % à 93 %. Des performances à appréhender en termes de qualité de chauffage, mais aussi de consommation de combustible consommé et de pollution émise.
Les inserts
Il s’agit d’une chambre de combustion en fonte que l’on place dans la cheminée. Les inserts les plus performants permettent d’atteindre des rendements de 70 %. Si la chaleur produite profite principalement à la pièce où la cheminée est installée, elle peut être diffusée au reste de l’habitation grâce à un réseau de gaines de distribution. Certains inserts sont également équipés de ventilateurs pour faciliter la distribution de l’air chaud.
Conseils techniques :
- - vérifier la compatibilité de la cheminée et de son conduit avec l’insert ;
- - s’assurer de la circulation de l’air chaud entre le dessus de l’insert et la plaque qui ferme la cheminée ;
- - ne pas oublier d’aménager une arrivée d’air dans l’insert pour permettre la combustion du bois.
Les foyers fermés
C’est une chambre de combustion, le plus souvent en acier, équipée d’une double paroi et revêtue d’un habillage (pierre, terre crue…). Légèrement plus performant que l’insert (son rendement peut être supérieur à 80 %), le foyer fermé en est la version esthétisée. Les plus récents sont à double combustion, afin de limiter la quantité des gaz imbrûlés. Ils doivent être installés avec les mêmes contraintes techniques que les inserts.
Photo : Richard Le Droff
Traitement du bois naturel (3/6)
Matériau incontournable de la construction depuis la nuit des temps, le bois brut, naturel, biodégradable, recyclable, renouvelable, est désormais présent dans tous les projets estampillés « développement durable ».
Le trempage : Pour atteindre les performances de la classe d’emploi 2 et 3a (faible sollicitation), les bois empilés sont simplement immergés quelques minutes dans des bacs extérieurs contenant des produits en phase aqueuse avec des molécules actives qui resteront en surface. Le bois est ensuite séché à l’air libre de manière à retrouver un taux d’humidité de 18 %.
L’imprégnation profonde par autoclave : Dans le cas où le bois doit être employé en classe d’emploi 3b (forte sollicitation) ou 4, le procédé de traitement en autoclave s’impose. Le bois est traité dans un autoclave relié à une cuve de stockage du produit, à une pompe à vide et à une pompe à pression. Ce traitement ne peut s’appliquer qu’à des bois dont l’humidité est inférieure à 25 %. Une fois le vide obtenu dans l’autoclave, on le remplit, par aspiration, de la solution de traitement choisie (fongicide, insecticide, anti-termites). Les cellules du bois sont ainsi saturées par la solution. Un vide permet d’évacuer l’excès de produit traitant. En fin d’opération, les bois sont essuyés pour faire redescendre le taux d’humidité à 18 %. Jusqu’en 2005, les produits de traitement couramment utilisés étaient à base de cuivre, chrome et arsenic (CCA). Avec l’arrivée de la Directive Biocide européenne, ces produits ont été en partie remplacés par d’autres contenant des molécules moins nocives. Les certifications développées par le FCBA -CTB-P+ pour le produit de traitement et CTB-B+ pour l’entreprise d’application – permettent de s’assurer que les produits sont efficaces, qu’ils respectent les réglementations en vigueur et que les entreprises certifiées appliquent la quantité exacte de produit nécessaire, en fonction de la destination du bois dans le bâtiment. Le traitement en autoclave est particulièrement recommandé pour les bois exposés aux conditions rigoureuses, en contact avec le sol et/ou des sources d’humidité. Les bois traités en autoclave offrent une garantie qui peut aller de 10 à 30 ans. Mais il semblerait que le traitement perde une partie de ses éléments actifs sous l’action des intempéries.
Jonctions, liaisons singulières (3/5)
Les jonctions sont les points sensibles des travaux d’agrandissement en ossature bois. Si l’extension, comme la surélévation, s’appuie sur des techniques de mise en œuvre classiques (DTU 31.2, Eurocode 5), l’assemblage entre les parties anciennes et l’agrandissement correspond à un véritable sur-mesure et mérite toute l’attention des professionnels.
Jonction de murs : L’association fixation par chevillage (goujons)/ joint en silicone ou en polyuréthane, est à la fois la plus courante et la plus performante. Il est ensuite facile d’habiller la nouvelle façade d’un bardage bois, ou d’un autre parement extérieur, qui créera l’unité. Au fil du temps, les matériaux de vêture (crépi, bardage bois…) travaillent, mais aucun de la même façon. Pour éviter que les façades ne deviennent disgracieuses (apparition de lézardes dans le crépi), les matériaux doivent être dissociés par la pose d’une bande de dilatation étanche.
Jonction de toitures : Dans le cas d’un alignement de toitures, la jonction s’effectue au niveau de la couverture ; bien souvent, le choix du matériau (tuiles, ardoises…) est choisi à l’identique de l’existant pour en devenir le prolongement naturel. Dans le cas d’un décrochement toiture bi-pente/toit-terrasse, le raccordement se fait via un ouvrage de métal, une bande de solin en zinc scellée à la jonction des deux toitures. Dans le cadre d’un toit-terrasse, l’étanchéité entre les deux toitures est assurée par un relevé d’étanchéité approprié aux deux matériaux (bac acier, film d’étanchéité, membrane goudronnée, liner…).
Sandro Munari Architecte – Géraldine Andrieu ©
Le chauffage au bois (3/12)
Se chauffer au bois n’a jamais été aussi moderne ! L’énergie, née du choc de deux silex à la Préhistoire, a d’autant plus d’avenir qu’elle réalise le grand chelem écologique. C’est une énergie renouvelable ; son bilan carbone est excellent, et elle participe de la biomasse (valorisation de nos déchets). Ajoutez-y un confort incomparable et un prix de revient défiant toute concurrence…
Obtenir un bon rendement énergétique
Le pouvoir calorifique du bois varie selon les essences : les feuillus sont plus performants que les résineux. Par ordre de performance, les meilleures sont : le charme, le chêne, le frêne, l’érable, le bouleau, l’orme, le hêtre. Le sapin, le mélèze et le peuplier figurent en bas de tableau.
Le pouvoir calorifique dépend aussi du degré d’humidité : plus le bois est sec, plus il dégage de la chaleur. Un bois fraîchement coupé contient environ 75 % d’eau et peut provoquer la formation de dépôts dans le conduit de cheminée, avec toutes les conséquences que cela peut entraîner tant sur le plan pratique (un ramonage plus fréquent, à défaut un risque d’incendie plus important) que sur celui de la santé.
Quel que soit le type de bois utilisé, le printemps est la meilleure saison pour se faire livrer : hors saison, c’est plus rapide et moins cher. Sans compter qu’un stockage sous le soleil est plus agréable que sous les intempéries…
Photo : Lorflam

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