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Ca va barder
En quelques années, le bardage bois a su s’imposer. Toujours plus innovant, durable et esthétique, il est désormais présent sur de nombreuses constructions, du logement à l’industrie. Le bois : c’est plus qu’une mode, c’est un phénomène. Et l’habillage de façade suit ainsi la tendance. D’après une étude de MSI Reports, la part de marché des bardages bois est celle qui a le plus augmenté entre 2003 et 2010. Les estimations sont telles qu’une croissance de 62% est attendu d’ici 2012, ce qui représente 7,4 millions de mètres carrés de posés. Outre les raisons citées précédemment, le rapport précise que l’engouement pour ce matériau est également dû à l’augmentation du seuil d’incorporation dans la construction, à la multiplication des projets de construction bois, ainsi qu’au renforcement de la réglementation thermique.
L’offre croît et la demande suit. Les fabricants et constructeurs innovent chaque jour un peu plus pour répondre aux problématiques écologiques et les ressources ne manquent pas, tant par la diversité des essences exploitables qu’en termes de gestion des forêts. Côté technique, les produits issus du bois s’adaptent aux goûts et exigences du public. Biseautés ou aboutés, les lames de bardage gagnent en stabilité. La tendance actuelle est d’ailleurs au bois peints. Bien que le blanc et la couleur soient très demandés par les consommateurs, ce sont finalement les lames naturelles qui représentent l’essentiel du marché. A l’inverse, les architectes tentent de développer les teintes grisâtres en imaginant des façades homogènes et d’aspect régulier. En conséquence, la FCBA est en train de mettre au point un produit pour que le vieillissement naturel du bois tende vers le gris. Ce procédé de coloration artificiel est pour l’heure en phase d’étude.
Pour terminer, l’étude montre que le dernier moteur de croissance du bardage bois n’est autre que le BBC. Le marché actuel est simple à comprendre. Aujourd’hui les matériaux et isolants sont adaptés à la pose de bardage pour respecter les cahiers des charges des bâtiments basse consommation. Nouveaux design, nouvelles couleurs, nouveaux systèmes… Les produits se complètent et se conjuguent ainsi en faveur du bardage bois.
Plus d’info sur http://www.msi-reports.com/fr
Le chauffage au bois en France
Les résultats de l’enquête sechaufferaubois viennent de tomber. Intitulée “Mais de quel bois la France se chauffe?”, l’étude révèle que le bois reste la première d’énergie renouvelable. Aujourd’hui, plus de 6 millions de foyers utilisent ce mode de chauffage. Le marché est d’ailleurs en pleine expansion. Chaque année 500 000 foyers supplémentaires s’équipent de poêles, de cheminées, de chaudières ou de cuisinières à bois. Au vu de ces chiffres, sechaufferaubois a tenté d’expliquer un succès qui n’en finit pas.
Peu importe la concurrence, le bois reste en tête. Pour ce qui est du domestique, il représente 37% du total des énergies renouvelables produites en France, contre 26% pour l’hydro-électricité, 12% pour les bio-carburants et 5% pour l’éolien et le photovoltaïque. Dans l’inconscient collectif, il semblerait que le chauffage au bois soit associé au confort. 52% des sondés font un lien direct avec des activités de divertissement telles que la lecture, regarder la télévision ou prendre un apéritif. Près d’une personne sur 5 allie le plaisir de la flamme à l’éternel fantasme du batifolage et des câlins au coin du feu. Plus sérieusement, en 2009, ce sont 255 000 poêles, 194 000 cheminées et 21 000 chaudières à bois qui ont été vendus. Autre argument, l’ensemble des ventes est à 74% de fabrication française.
Bien que 20,3% des sondés projettent de passer au bois, l’étude met en valeur les principaux freins au développement de ce marché. Pour 45%, l’alimentation et l’entretien sont une contrainte. Pour 29,8%, l’installation est trop couteuse. Au final, l’industrie a encore du travail devant elle. L’objectif : proposer des produits plus accessibles et plus performants. On notera toutefois que le chauffage au bois est dans un premier temps choisi pour des raisons économiques (60,3%), contre 47% pour le confort, 33% pour l’impact environnemental, 30% pour la fourniture locales et seulement 5% pour une question de confiance.
Tout sur les aides financières dans l’habitat en 2012
Maîtriser vos dépenses d’énergie passe nécessairement par une diminution des besoins de chauffage, de refroidissement et d’éclairage de votre logement et par l’utilisation d’équipements performants.
Que vous ayez un projet de construction neuve ou de rénovation, l’isolation constitue un des facteurs clés pour diminuer les besoins d’énergie de votre logement et améliorer son confort. Le recours à des équipements performants adaptés à ces besoins, l’installation de matériels utilisant les énergies renouvelables et des comportements raisonnés contribuent à une bonne maîtrise des dépenses d’énergie. De plus, vous limiterez ainsi les émissions de gaz à effet de serre qui participent au réchauffement climatique.
Cette démarche vous apportera un triple bénéfice : un logement confortable, économe en énergie, des factures d’énergie maîtrisées et une valeur patrimoniale préservée voire accrue.
Une palette d’aides existe pour vous accompagner dans votre effort d’investissement . L’édition 2012 de ce guide pratique de l’ADEME fait le point.
Pour télécharger le guide Aides financières 2012, cliquez ici
Plus d’info sur www.ademe.fr
Les français et le Diagnostic de Performance Energétique
Une enquête a été réalisée en janvier 2012 par TNS-Sofres auprès de 868 ménages, de 200 agents immobiliers et de 100 notaires, avec pour objectif d’apprécier la place qu’occupe actuellement le DPE, plus de quatre ans après sa mise en oeuvre, et notamment quelle est :
- • l’importance de la classe énergétique issue du DPE dans le cadre de la vente, de l’achat ou de la location d’un logement ?
- • l’influence du DPE sur les transactions réalisées actuellement ?
De manière générale, pour les ménages, le DPE, au-delà de son caractère obligatoire, fait partie intégrante des éléments à prendre en compte dans le cadre d’une transaction. En situation d’achat ou de location d’un logement, 8 interviewés sur 10 accorderaient de l’importance au DPE et, pour plus d’1/3, ce serait un critère « très important ». Pour une vente, environ 7 sur 10 lui accorderaient une attention particulière comme élément influent, 3 sur 10 seulement le considérant comme une simple formalité administrative.
Dans la pratique, confrontés aux réalités des transactions, les vendeurs d’un logement (base faible – 72 individus) ont fait réaliser un DPE sans problème particulier et se souviennent pour la plupart de la classe énergétique attribuée par ce DPE. Globalement, ils ont une image positive des diagnostiqueurs, avec un bémol cependant : un manque d’incitation à réaliser des travaux. Enfin, une part non négligeable d’entre eux (37 %) estime que le DPE a eu une influence sur le prix final de la vente (12 % une grande influence).
Les acheteurs, quant à eux sont très nombreux (81 %) à avoir pris connaissance du résultat du DPE et la plupart se souviennent de la classe énergétique attribuée. Au niveau de l’influence du DPE sur le prix final de l’achat, les opinions sont comparables à celles des vendeurs (influence pour 36 % de l’ensemble des acheteurs, grande influence pour 14 % d’entre eux). Enfin, la majorité des acheteurs n’ont pas réalisé les travaux d’amélioration de la performance énergétique recommandés par le DPE et la plupart n’en donnent pas de justification. Environ 40 % les ont réalisés, mais pour 2/3 d’entre eux seulement en partie.
Pour les professionnels de l’immobilier, le DPE bénéficie d’une bonne image. Il est considéré comme utile, simple à comprendre et à expliquer, ainsi que créateur d’emplois. Cependant, le scepticisme domine sur deux points essentiels, qui constituent l’objectif in fine du DPE: l’efficacité pour réduire la consommation d’énergie et pour lutter contre le réchauffement climatique. Par ailleurs, si l’intérêt des clients pour le DPE est jugé assez faible par les professionnels, il est plutôt en progrès depuis l’affichage obligatoire de la classe énergétique et devrait, d’après eux, croître au fil des années.
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La valeur verte dans l’immobilier
Sous l’effet de l’augmentation du coût de l’énergie, la « valeur verte », ou en d’autres termes la valeur environnementale d’un bien immobilier, devrait être dans les années à venir une composante incontournable des prix du marché. Mais comment permettre aux particuliers et aux professionnels de l’immobilier d’anticiper les bénéfices concrets de la performance environnementale d’un bien immobilier ? L’ADEME a mené une étude pour mieux définir la valeur verte dans l’immobilier et proposer, avec le cabinet Sogreah, une première approche chiffrée en France.
76% des Français reconnaissent l’intérêt d’une « valeur verte » dans l’immobilier. Une grande majorité de Français pense qu’un logement peu énergivore vaudra, à terme, plus cher qu’un logement aux fortes consommations énergétiques. Cette perception de la valeur verte ne se traduit pas encore systématiquement par un passage à l’action : alors que 46% des Français se disent favorables à l’acquisition d’un bien performant sur le plan énergétique, les agents immobiliers estiment que seulement 19% des transactions effectuées prennent en compte ce critère. La définition de la valeur verte reste délicate, et en France, la prise en compte de cette notion n’en est qu’à ses prémisses. Les particuliers, notamment, ont des difficultés à estimer le potentiel de cette valeur dans les années à venir. La reconnaissance de la fiabilité des référentiels (normes, labels, étiquette énergie, DPE) n’a pas encore atteint un niveau qui permette d’y associer une évolution des prix. Il est donc important d’accompagner les acteurs du marché de l’immobilier, particuliers et professionnels, en leur donnant les moyens d’agir :
- • Meilleure sensibilisation et information du public sur les labels et la performance énergétique des logements,
- • Développement et amélioration des outils de financement dédiés à la performance énergétique et environnementale de l’habitat (Eco PTZ, PTZ+),
- • Amélioration de la fiabilité des référentiels existants tels que le Diagnostic de Performance et l’identification des professionnels en mesure de réaliser des travaux efficaces de maîtrise de l’énergie grâce à la mention « Reconnu Grenelle Environnement ».
L’ADEME et le cabinet Sogreah ont tenté de chiffrer la valeur verte d’un bien immobilier sur le territoire national par une approche théorique. De nombreuses variables influent sur le niveau de la valeur verte : par exemple, sur un marché immobilier peu tendu et dans un contexte de prix de l’énergie très élevés, la valeur verte peut devenir un critère important de choix des acheteurs.
La valeur verte dans les logements anciens : Pour 8 cas types de rénovation, l’analyse a estimé la valeur verte des logements sur la base de la somme des économies d’énergie attendues et des éventuels surcoûts lors du renouvellement des équipements et ce, suivant plusieurs scénarios prenant en compte les évolutions des prix de l’énergie. Dans l’immobilier ancien, l’important potentiel d’économies d’énergie renforce la valeur verte ; elle peut représenter jusqu’à 30% de la valeur marchande d’un bien, en fonction notamment des sources d’énergie utilisées au départ, de l’âge du logement et du prix de marché initial pour ce type de logement (plus ce prix est bas, plus le pourcentage de valeur verte induit par les économies d’énergie sera élevé). Les études de cas permettent de mettre en évidence la performance énergétique comme une composante essentielle de la valeur verte, mais aussi comme un important critère de différenciation entre les logements.
La valeur verte dans le neuf : Pour 23 cas de logements neufs, l’analyse a estimé la valeur additionnelle des logements respectant la réglementation thermique 2012 (RT 2012) par rapport aux mêmes logements respectant la RT 2005. Les estimations de valeurs vertes probables se situent autour de 100 €/m² SHON5 en maison individuelle et de 60 €/m² SHON en logement collectif.
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SHOB et SHON : de l’histoire ancienne ?
Depuis le 1er mars 2012, la surface hors œuvre brute (SHOB) et la surface hors œuvre nette (SHON) n’existent plus. Les calculs sont donc unifiés pour les logements. Désormais, il faut parler de surface de plancher en intégrant une toute nouvelle notion : l’emprise au sol. Pour les architectes de 170m², ces changements doivent être pris en compte dès à présent. En conséquence, chaque permis de construire déposé depuis le début du mois de mars doit respecter ces nouvelles règles. Mais voilà, la Fédération Française des Artisans Coopérateurs du Bâtiment ne compte pas se laisser faire.
Le 29 février dernier, la FFACB a donc saisi le Conseil d’Etat pour excès de pouvoir à l’encontre du décret 2011-2054. Ce texte instaurant la notion d’emprise au sol est vivement critiqué. Réclamant une révision et une correction du règlement, la fédération a déclaré que les Pouvoirs Publics travaillaient actuellement sur ce point précis. Verdict dans quelques semaines !
Le chauffage au bois
Se chauffer au bois n’a jamais été aussi moderne ! L’énergie, née du choc de deux silex à la Préhistoire, a d’autant plus d’avenir qu’elle réalise le grand chelem écologique : 1/ C’est une énergie renouvelable ; 2/ Son bilan carbone est excellent ; 3/ Elle participe de la biomasse (valorisation de nos déchets). Ajoutez-y un confort incomparable et un prix de revient défiant toute concurrence… Mais qu’est-ce exactement que le chauffage au bois ? Tous les systèmes sont-ils égaux en production de chaleur ? Quels budgets faut-il y consacrer et quels crédits d’impôts en attendre ? Eléments de réponse.
Le XXème siècle a été marqué par le triomphe des énergies fossiles (charbon, gaz et pétrole), le XXIème sera celui des énergies renouvelables. Juste après le soleil, le bois est l’une des plus intéressantes. D’abord parce que les arbres sont essentiels à la vie : par la photosynthèse, ils nous pourvoient en oxygène et absorbent le CO2 (générateur de l’effet de serre). Ensuite, parce que, en brûlant, le bois ne libère pas plus de carbone qu’il n’en a accumulé pendant tout sa vie : son bilan est donc neutre pour l’environnement. Enfin, parce que le bois participe de la biomasse, la production d’énergie à partir de matières organiques récupérées : à tous les stades de la filière, les déchets du bois sont aujourd’hui valorisés.
Sachez aussi que la ressource est désormais issue de forêts à la gestion contrôlée (label PEFC), elle est renouvelable, en phase avec les recommandations du Grenelle de l’environnement version 2007. Elle est économique tant à l’achat qu’à l’usage (son prix de revient, de 0,02 € par kW, est trois à quatre fois inférieur à celui du gaz ou de l’électricité).
Avec retard par rapport à nos voisins allemands et scandinaves, les Français s’intéressent aujourd’hui à l’énergie bois. En 2006, nous étions les sixièmes plus gros consommateurs d’Europe en bois énergie (0,15 tep (1)/hab). Les ventes d’appareils augmentent d’environ 5% par an. Six millions de ménages utilisent aujourd’hui un appareil de chauffage au bois (poêles, chaudières, inserts, cheminées,…), la plupart du temps en complément d’une autre source d’énergie (électricité, géothermie, solaire).
(1) tep : tonne équivalent pétrole sur le plan énergétique; 1 tep = 7,33 barils de pétrole, 1000 m³ de gaz, 11 628 kWh…
Se chauffer au bois, c’est faire appel à un matériau naturel qui ne nécessite aucune transformation avant usage, à condition de respecter le temps de séchage (au minimum 12 mois). On le trouve aujourd’hui sous plusieurs formes :
- - La bûche : cette présentation traditionnelle – et parfumée – est la plus répandue et la moins coûteuse (de 40 à 100 € le stère) ; elle s’adresse à tous les amoureux de la flambée, avec toutefois un défaut : l’alimentation du foyer reste manuelle. Une norme NF a été mise en place pour garantir le degré d’humidité du bois. Bon à savoir : l’achat de bûches va de pair avec une TVA à 5,5 %.
- - Les briquettes : présentées en packs faciles à stocker, elles s’utilisent idéalement dans des appareils de chauffage récents, pour optimiser leur pouvoir calorifique (le prix moyen des briquettes est de 150 € les 500 kg livrés).
- - Les plaquettes pour chaudières individuelles (de 7 à 20 kW) et collectives à alimentation automatique. Leur packaging fait abstraction de l’esthétique au profit de l’aspect pratique. Leur coût est plus élevé (autour de 120 € la tonne) et nécessite un lieu de stockage suffisamment spacieux à l’abri de l’humidité.
- - Les granulés : il s’agit de sciure compressée faite à partir des déchets du bois. Là encore, le produit est plus cher (de 200 à 300 € la tonne en sac de 15 kg) et le lieu de stockage indispensable. La norme NF Granulés biocombustibles a été créée afin de garantir la qualité du produit, notamment le mode de fabrication et les essences utilisées, tandis que NF Bois de chauffage garantit un bon niveau de performance.
Obtenir un bon rendement énergétique
Le pouvoir calorifique du bois varie selon les essences : les feuillus sont plus performants que les résineux. Par ordre de performance, les meilleures sont : le charme, le chêne, le frêne, l’érable, le bouleau, l’orme, le hêtre. Le sapin, le mélèze et le peuplier figurent en bas de tableau. Le pouvoir calorifique dépend aussi du degré d’humidité : plus le bois est sec, plus il dégage de la chaleur. Un bois fraîchement coupé contient environ 75 % d’eau et peut provoquer la formation de dépôts dans le conduit de cheminée, avec toutes les conséquences que cela peut entraîner tant sur le plan pratique (un ramonage plus fréquent, à défaut un risque d’incendie plus important) que sur celui de la santé. Quel que soit le type de bois utilisé, le printemps est la meilleure saison pour se faire livrer : hors saison, c’est plus rapide et moins cher. Sans compter qu’un stockage sous le soleil est plus agréable que sous les intempéries…
Quel appareil choisir ?
La représentation classique du feu de bois, c’est la cheminée, synonyme de confort et de romantisme. Seulement voilà, ces foyers ouverts affichent un rendement minimaliste, de 10 à 30 % seulement. Ils correspondent désormais bien d’avantage à un choix esthétique (les habillages sont infinis) qu’à un réel besoin de chauffage. Leur bilan carbone est également très moyen car les gaz émis ne sont pas complètement brûlés et s’évaporent dans la nature… Pour chauffer efficacement l’habitat, rien ne vaut un appareil fermé : le choix est large et adapté à la plupart des budgets, pour des rendements variant de 50 % à 93 %. Des performances à appréhender en termes de qualité de chauffage, mais aussi de consommation de combustible consommé et de pollution émise.
Les inserts
Il s’agit d’une chambre de combustion en fonte que l’on place dans la cheminée. Les inserts les plus performants permettent d’atteindre des rendements de 70 %. Si la chaleur produite profite principalement à la pièce où la cheminée est installée, elle peut être diffusée au reste de l’habitation grâce à un réseau de gaines de distribution. Certains inserts sont également équipés de ventilateurs pour faciliter la distribution de l’air chaud.
Conseils techniques :
- - vérifier la compatibilité de la cheminée et de son conduit avec l’insert ;
- - s’assurer de la circulation de l’air chaud entre le dessus de l’insert et la plaque qui ferme la cheminée ;
- - ne pas oublier d’aménager une arrivée d’air dans l’insert pour permettre la combustion du bois.
Les foyers fermés
C’est une chambre de combustion, le plus souvent en acier, équipée d’une double paroi et revêtue d’un habillage (pierre, terre crue…). Légèrement plus performant que l’insert (son rendement peut être supérieur à 80 %), le foyer fermé en est la version esthétisée. Les plus récents sont à double combustion, afin de limiter la quantité des gaz imbrûlés. Ils doivent être installés avec les mêmes contraintes techniques que les inserts.
Les poêles
Il en existe de toutes les formes, de toutes les couleurs, manuels ou automatiques. Les poêles d’aujourd’hui n’ont plus rien à voir avec les modèles de nos grands-mères, particulièrement polluants et de moindre performance (rendement inférieur à 60 %).
+ Poêle à double combustion : Ces nouveaux venus, en acier ou en fonte (2), parfois recouverts de céramique ou de pierre ollaire (stéatite, pierre à forte capacité thermique), possèdent plusieurs entrées d’air pour obtenir deux combustions successivement dans la même chambre : la première active le feu tandis que la seconde agit sur la combustion des gaz qui n’ont pas été brûlés au cours de la première étape. Les rendements sont élevés, entre 65 % et 85 %, les émissions polluantes et le risque d’encrassement du conduit limités. Les entrées de gamme tournent autour de 700 € mais les prix grimpent facilement jusqu’à 6 000€, installation comprise.
Recommandations :
- - choisir son poêle en fonction du volume de la pièce, ni plus, ni moins ;
- - opter pour un appareil labellisé Flamme Verte ou affichant 70 % de rendement (accès au crédit d’impôt),
- - ne pas confondre convection et rayonnement : le poêle à double combustion agit surtout en réchauffant l’air qui circule. Le rayonnement, lui, va de pair avec l’inertie de l’appareil, qui stocke la chaleur dans ses parois et la restitue au fil des heures.
(2) L’acier monte en température plus rapidement, la fonte conserve la chaleur plus longtemps.
+ Poêle turbo : C’est un poêle à double combustion mais la seconde arrivée d’air se fait en partie haute de la chambre, via un tube de fonte. Comme son nom l’indique, le poêle turbo monte plus vite en température, pour un rendement au-dessus de 65 %. Le budget est inférieur, de 500 € à 3 000 € ;
Faiblesses :
- - peu d’inertie ; la chaleur se dissipe plus vite ;
- - la consommation de bois est plus grande.
+ Poêle de masse ou à accumulation : Il s’agit d’un poêle à bois classique, entouré d’une énorme masse (jusqu’à plusieurs tonnes) de brique réfractaire, de terre crue, voire de béton et habillé de matériaux destinés à stocker les calories. Souvent équipé d’une banquette pour s’y adosser, ce poêle à rayonnement offre un excellent rendement, autour de 90 % (à partir de l’échange entre la combustion à 800°C et la masse. Le poêle assure le chauffage pour une douzaine d’heures au moins. Les émissions polluantes sont réduites, la flambée (de 2 à 3 heures) pouvant atteindre les 1000°C.
Handicaps :
- - ses dimensions ne lui ouvrent pas l’accès de tous les habitats ;
- - nécessite un budget élevé, de 8 000 à plus de 20 000€.
+ Poêle bouilleur : L’appareil, encore rare, est alimenté avec des granulés ou des bûches, dont la fonction est de chauffer de l’eau qui ira alimenter des radiateurs ou des murs chauffants, enduits de chaux ou de terre. Le système est idéal en rénovation lorsqu’il y a des murs à reprendre. Le confort obtenu est excellent. Mais les installateurs de ce système sont peu nombreux en France et l’équipement onéreux (autour de 7 000€ sans le réseau de murs chauffants).
+ Poêle à granulés : Grâce à cet appareil de chauffage automatisé, made in USA, finies les corvées de bûches ! Son réservoir de plusieurs dizaines de kilos et sa programmation à distance (sur certains modèles) offrent une autonomie de fonctionnement d’autant plus agréable que son rendement avoisine les 95 %. L’appareil a une seule faiblesse : c’est l’électricité qui alimente la vis sans fin des granulés et les ventilateurs qui dispersent l’air chaud dans la pièce. En cas de panne de courant, plus de chauffage, à moins de disposer d’une batterie de secours (proposée sur certains modèles). Relativement cher (de 3 000 à 8 000 € et même plus) à l’achat et en combustible, le poêle à granulés nécessite d’être installé par un bon professionnel qui en assurera les entretiens régulièrement (ramonage et nettoyage annuels, maintenance électronique tous les 3 ans).
+ Poêle mixte : Sûrement le plus souple d’usage, ce poêle fonctionne avec bûches ou granulés, au gré des envies. Le raccordement électrique ne concerne que l’alimentation en granulés, la panne de chauffage n’est pas à redouter. Le foyer est généralement vitré, ce qui permet de bénéficier de la vision du feu. La plupart font également office de poêles bouilleurs. Comme il s’agit de poêles très hauts de gamme, le budget à prévoir est en conséquence.
Les cuisinières au bois
Elle trouve encore une clientèle d’inconditionnels. A bûches ou à granulés, l’appareil ne peut prétendre à une grande autonomie, ni à un rendement extraordinaire (de 50 à 70%). L’idéal est de lui assurer suffisamment d’espace pour que l’air chaud circule dans toute la pièce et que le cuisinier ne soit pas le seul à en profiter. Son prix est à peine plus élevé que celui d’un poêle classique (de 2 000 à 8 000€).
Les chaudières
Le principe d’une chaudière, quelle qu’elle soit, est de chauffer un volume d’eau qui, comme un chauffage central classique, va alimenter les radiateurs ou le plancher chauffant d’une habitation. Une chaudière peut aussi chauffer l’eau sanitaire en étant associée à un CESI (chauffe-eau sanitaire individuel – configuration idéale pour un habitat à basse économie d’énergie). Elle trouve sa place autant en rénovation, en remplacement d’un chauffage central au fioul par exemple, que dans du neuf, type maison BBC ou passive. Sur le plan pratique, le choix d’une chaudière signifie que l’habitation dispose de l’espace nécessaire pour héberger l’appareil et stocker le combustible qui doit rester facile d’accès. Sur le plan qualitatif, la régulation de la chaudière est le critère essentiel puisqu’il va influer sur la performance et permettre à l’appareil de donner toute sa puissance. Il faut donc qu’elle soit parfaitement calibrée. C’est l’installateur qui doit calculer la puissance nécessaire en fonction de critères tels que le volume à chauffer, l’isolation des lieux, la présence d’autres apports de chaleurs… Une fois ces paramètres définis, l’utilisateur n’a que peu de manipulations à effectuer, si ce n’est vider le cendrier (dans le cas d’une chaudière manuelle) ou remplir le réservoir.
+ Les chaudières manuelles (à bûches) : Il s’agit des chaudières que l’utilisateur devra alimenter lui-même, en plaçant les bûches dans le magasin à bois. Il en existe plusieurs modèles, en fonction de leur technique de combustion, horizontale ou inversée. Toutes ont un magasin séparé de la chambre de combustion (foyer constitué par une brique réfractaire ou en métal) pour optimiser l’apport d’air. Les chaudières à bois à combustion inversée les plus récentes sont équipées d’un ventilateur dont la fonction est de réguler et d’optimiser l’arrivée de l’air et l’extraction des fumées : ces appareils affichent un excellent rendement, entre 70 et 85 %, associé à une faible émission de particules polluantes et à une bonne autonomie. Les professionnels recommandent d’ailleurs de connecter ces chaudières à un ballon en «hydro accumulation» (plutôt que directement sur les radiateurs) afin d’améliorer les performances et de réguler facilement la chaleur. L’appareil peut également être associé à un CESI, pour encore plus d’économies. Cette configuration s’adresse plus particulièrement aux maisons type BBC.
+ Les chaudières automatiques (à plaquettes ou granulés) : Ces chaudières, plus évoluées, se développent de manière rapide sur le marché. Elles allient technologie avancée, rendement (75 à 100 %(3)) et souplesse d’utilisation. Ici, pas besoin d’alimenter soi-même la chaudière, tout est entièrement automatisé. Si les plaquettes sont plutôt réservées à de grands volumes, les granulés répondent tout à fait aux besoins des particuliers : elles gèrent seules l’alimentation en combustible extrait du silo par un système de vis sans fin qui l’emmène dans le foyer de la chaudière. Ce fonctionnement simple, malgré une technologie de pointe, permet d’obtenir la chaleur souhaitée, en offrant un niveau de confort et de sécurité très élevé. Un tel chauffage nécessite beaucoup de place : le silo doit pouvoir contenir l’équivalent de la consommation annuelle (soit 5 000 kg ou 7 m³ pour une maison de 150 m²) et nécessite un accès aménagé en prévision des livraisons. La durée de vie de telles chaudières, supérieure à 15 ans, dépend de la qualité de l’installation, de la régularité de l’entretien, du ramonage des cheminées ; mais aussi de la qualité du combustible dont l’approvisionnement peut s’avérer complexe, l’offre n’étant encore que faiblement développée en France.
(3) Ökofen affiche même 102 % pour sa chaudière à condensation à granulés Pellematic Plus
Emplacements des appareils
Poêles, inserts et foyers fermés : Dans le neuf et en chauffage principal, c’est plus simple : il suffit de prévoir un emplacement central qui desservira idéalement la maison. Si celle-ci est de plain-pied, on peut prévoir un système de gaines de circulation. Dans une habitation à niveaux, on installera l’appareil à proximité de la trémie d’escalier afin de permettre à l’air chaud de monter. Un vide sur séjour fera le même effet. En rénovation, on cherchera à se raccorder à l’existant et à mettre en place un système de gaines dans lequel l’air chaud circulera. On peut aussi investir dans un poêle bouilleur, aménager des murs chauffants ou relier le poêle à des radiateurs. Dans tous les cas, il vaut mieux adosser l’appareil à un mur à forte inertie (mur porteur), voire installer un ventilateur qui fera circuler la chaleur vers le bas de la pièce. En chauffage d’appoint, privilégier un emplacement dans la pièce à vivre et maintenez une distance suffisante pour ne pas « mourir de chaud » Pour le stockage du bois, prévoyez une réserve dans la maison (équivalente à une journée de chauffe) et un lieu de stockage plus important à l’extérieur.
Chaudières : En neuf, elle doit bénéficier d’un local dédié. En rénovation, elle vient souvent prendre la place de l’ancienne. Quant au silo à granulé, si le stockage est impossible à l’intérieur de la maison, installez-le en extérieur, dans la continuité du garage ou d’une remise.
Puissance: Il vaut mieux faire appel à un professionnel pour déterminer la puissance dont la maison aura besoin. Son diagnostic dépendra du contexte météorologique, du volume à chauffer, des habitudes de vie et de la qualité de l’isolation. On donne entre 40 et 100W de puissance par m² utile. Soit entre 4 et 10 kW pour 100 m². Evitez d’investir dans un appareil trop puissant. Celui-ci ne pourra tourner qu’au ralenti si vous ne voulez pas avoir trop chaud ; il s’encrassera et produira d’avantage de polluants. A l’inverse, si l’appareil n’est pas assez puissant, vous le ferez fonctionner à fond et le surchargerez en combustible.
Normes et labels
Tous les appareils doivent apposer la norme CE mentionnant le rendement, le taux d’émission de CO2, la puissance en kW et les normes de sécurité d’écart au feu. En France, le label Flamme Verte garantit la qualité, le rendement et les hautes performances énergétiques et environnementales des foyers fermés (4). En 2010, le Syndicat des Energies Renouvelables a classifié les produits labellisés Flamme Verte en 3 catégories allant de 3 à 5 étoiles, suivant les performances environnementales. Le label devrait encore évoluer dans les prochaines années et intégrer des seuils d’émission de polluants (poussières fines, HAP, COV). Les foyers "Flamme Verte" sont tous éligibles en France au crédit d’impôt sur le revenu.
Crédit d’impôt
Tous les appareils Flamme verte sont éligibles au crédit d’impôt. Celui-ci est de 25 % pour l’acquisition d’un appareil neuf de chauffage au bois et, depuis le 1er janvier 2010, de 40 % dans le cas du remplacement d’un appareil ancien. Cette incitation fiscale concernerait environ 4 millions de foyers. Pour les chaudières en résidence principale, vous bénéficiez d’un crédit d’impôt de 50 % du coût de l’équipement auquel s’ajoutent, selon la région, diverses subventions de l’ANAH et des collectivités locales.
(4) Le label Flamme Verte est attribué au foyer ayant :
- - Un rendement > à 70 % pour les poêles, chaudières à bûches, inserts, foyers fermés
- - Un rendement > à 80% pour les poêles et chaudières automatiques à granulés
- - Un taux de CO2 dans les fumées < à 0,3 % pour les appareils indépendants
- - Un taux de poussières < à 150 mg/m³ pour les chaudières manuelles et automatiques
- - La certification d’un laboratoire notifié.
Conseils de l’ADEME aux utilisateurs de bois de chauffage
- - Veiller à la bonne qualité du bois (approvisionnement et stockage) et brûler du bois sec ;
- - Entretenir l’appareil selon les préconisations du fabricant et faire ramoner le conduit 2 fois par an dont une fois pendant la période de chauffe ;
- - Utiliser un appareil performant dimensionné selon les besoins de chauffage du logement.
Quel que soit le système choisi, l’ADEME préconise en premier lieu de réduire au maximum les besoins de chauffage du logement en veillant à la qualité d’isolation thermique du bâtiment, et à son exposition. En particulier, améliorer l’isolation avant de remplacer son installation de chauffage permet de réduire la puissance nécessaire et donc de limiter l’investissement.
Photo : Bodard & Gonay
Construire en toute assurance
Pour réaliser son projet de construction en toute sérénité, la garantie décennale (souscrite par le ou les constructeurs), l’assurance dommage-ouvrage (souscrite par le particulier ou maître d’ouvrage) et le Contrat de Construction de Maison Individuelle sont indispensables. Qu’apportent ces garanties ?
Constructions neuves, rénovations de grande ampleur ou aménagements divers, la garantie décennale protège le particulier ou le maître d’ouvrage contre les vices et malfaçons affectant le sol, le bâtiment, et là non conformité à certaines normes obligatoires. La garantie décennale couvre trois types de désordres : les dommages qui compromettent la solidité de l’ouvrage, ceux qui rendent la maison impropre à sa destination, et les défauts qui affectent la solidité des éléments d’équipements indissociables du bâtiment, ou des ouvrages de viabilité, de fondation, d’ossature, de clos et de couvert.
Ainsi, gros oeuvres, charpentes, escaliers, canalisations, plafonds sont concernés par cette garantie. Par extension, les tribunaux considèrent que les travaux importants de rénovation ou d’aménagement sont également couverts par la garantie : toiture, installation de chauffage, piscine, véranda, ravalement de façade important, réfection de carrelage, ainsi que tous travaux portants sur des éléments liés aux ouvrages de base de la construction, et ceux qui affectent la solidité du bâtiment.
La garantie décennale dure, comme son nom l’indique, dix ans à partir de la date de réception des travaux. Elle fait partie des garanties obligatoires. Qui doit la souscrire ? Tous ceux dont la responsabilité peut être mise en cause. Cela englobe des professions comme les architectes, les entrepreneurs, les techniciens mais aussi les bureaux d’études, les ingénieurs-conseils, les contrôleurs techniques ou les vendeurs d’immeubles ou toute personne mandatée par le propriétaire de l’ouvrage. Les professionnels qui contreviennent à cette obligation sont passibles de sanctions pénales. Mais attention, elle est également obligatoire pour les constructions neuves ou rénovations engagées par les particuliers. En effet, si un auto-constructeur effectue des travaux par lui-même, sa responsabilité peut être mise en cause car il ne faut pas oublier que des désordres dus à vos travaux peuvent survenir après la revente du bien. Toutefois, il est quasiment impossible pour un particulier auto-constructeur de trouver une Assurance.
Dans tous les cas, mieux vaut vérifier que la garantie décennale ait été contractée. C’est d’autant plus vrai si le particulier veut souscrire une assurance Dommage-Ouvrage. Cette dernière ne fonctionne que si l’entreprise a souscrit une garantie décennale. En effet, l’assurance Dommage-Ouvrage s’applique pour tous les désordres relevant de la garantie décennale. Son objectif est de prendre en charge la réparation des désordres de nature décennale sans recherche préalable de responsabilité. Autrement dit, elle a pour but de procéder aux remboursements ou à l’exécution de toutes les réparations faisant l’objet de la garantie décennale, sans attendre une décision de justice. Elle doit être souscrite avant la date d’ouverture du chantier. Selon la réglementation, cette assurance est obligatoire ! C’est au maître d’ouvrage ou au propriétaire de la maison à construire de la contracter. Et elle est valable, non seulement pour le propriétaire de l’ouvrage, mais aussi pour les propriétaires successifs. Pour les auto-constructeurs, cette assurance obligatoire est, dans les faits, quasiment impossible à obtenir.
Pour un maximum de garantie lors d’une construction, mieux vaut opter pour un Contrat de Construction de Maison Individuelle (CCMI). C’est le contrat qui prévoit le plus de garanties. Mais attention, ces garanties sont différentes entre le contrat de construction de maison individuelle avec fourniture de plans et le contrat de construction de maison individuelle sans fourniture de plans. Il garantit également que le prix indiqué sur le contrat est définitif et qu’il correspond au coût global de votre maison. Le CCMI qui remporte la palme des garanties est le contrat de construction de maison individuelle avec fourniture de plans. Il n’y a qu’un seul interlocuteur, le constructeur de maisons individuelles, et plusieurs garanties dans le contrat écrit : la garantie de livraison à prix et délai convenus, la garantie de remboursement, la garantie décennale, la protection de l’emprunteur, les pénalités de retard dans la livraison et la consignation d’une partie du prix en cas de réserves à la réception. Le CCMI avec fourniture de plans comprend aussi le délai de rétractation. En revanche, ces nombreuses garanties n’exemptent pas de l’assurance Dommage-Ouvrage à laquelle il faut en plus souscrire, mais en CCMI le Constructeur se doit de présenter une solution d’assurance Dommages-Ouvrage ce qui est plus simple et plus économique pour l’acquéreur, en effet le coût d’une assurance Dommages-Ouvrage est élevé. Le contrat de construction d’une maison individuelle sans fourniture de plans est moins avantageux, mais il reste intéressant puisqu’il s’agit d’un CCMI. Les garanties sont quasiment identiques au contrat avec fourniture de plans. Prix forfaitaire, descriptif technique, notice d’information, assurances, délais de réflexion, clauses suspensives… A la différence de la version avec plan, les modalités de paiement sont fixées librement entre les parties, et l’entrepreneur n’a pas l’obligation de chiffrer les travaux qu’il ne réalise pas. En outre, le constructeur n’a pas l’obligation de mentionner le coût d’un éventuel raccordement aux réseaux du service public.
© Biokit
Les charpentes
Toutes les formes usuelles de toiture peuvent être utilisées pour couvrir une maison à ossature bois. Toiture à faible pente, à deux ou quatre pans. La technique de réalisation a évolué, la charpente industrialisée s’est imposée pour des raisons économiques. La mise en oeuvre des charpentes doit être conforme à l’application des normes françaises définies dans les DTU (Document Technique Unifié).
Les charpentes de toiture peuvent être mises en oeuvre selon principalement trois techniques. La technique la plus courante, est celle appelée "fermettes industrialisées" dont les bois sont assemblés avec des connecteurs ou des goussets. Une autre technique dite "charpentes traditionnelles à fermes", conçue avec des poutres et chevrons assemblés selon des techniques plus classiques. Enfin les charpentes "chevrons constituées" de longs chevrons assemblés sur la panne faîtière et à l’aide de connecteurs au plancher de l’étage. La dimension des bois et le nombre de fermes tiennent compte des charges permanentes (poids propre et couverture) et des surcharges climatiques occasionnelles. Pour la réalisation, les documents normatifs à prendre en compte sont les DTU 31-3 et DTU 31-1.
Les charpentes industrialisées
Les fermes industrialisées sont constituées de bois de faibles sections disposés en éléments triangulés. La forme de ferme la plus fréquente est celle en W. Pour les plus grandes portées qui peuvent atteindre jusqu’à 20 m, on peut avantageusement utiliser le double W. Pour les plafonds lourds et les couvertures légères, on choisira de préférence des fermes en M. La forme de la charpente dépend également de la nature des combles qui peuvent être accessibles ou non accessibles, habitables ou non habitables. L’assemblage des bois est réalisé à l’aide de goussets en acier galvanisé, percés ou à dents enfoncées dans le bois à l’aide d’une presse. Espacées de 60 cm, les fermes peuvent recevoir directement la couverture. L’essence de bois est généralement du sapin ou de l’épicéa avec une humidité inférieure à 18 %.
Les charpentes traditionnelles
Constituées de fermes, de pannes et de chevrons. Cette solution est pertinente lorsque la charpente comporte d’importantes pénétrations, cheminée, lucarne ou raccords, noue, arêtier. Les pièces principales d’une ferme traditionnelle sont l’arbalétrier, l’entrait et le poinçon. L’assemblage des pièces de bois se fait par tenon et mortaise, embrèvement, boulonnage et clouage. L’essence de bois des fermes et des pannes est en épicéa, pin maritime, douglas, sapin ou pin sylvestre et mais aussi en chêne. Les sections de bois étant plus importantes que dans les fermes industrialisées, l’humidité du bois est importante ; idéalement elle devra se situer entre 15 et 18 %, voire 12 % si la ferme est dans un local chauffé. Le risque d’humidité dans la toiture doit être maîtrisé afin de ne pas favoriser une attaque par les champignons.
Les charpentes chevrons
Ces charpentes se distinguent des autres systèmes dans le fait que la charge est principalement reprise dans la partie haute de celle-ci. Elles sont constituées de longs chevrons d’une section de l’ordre de 45 x 220 mm ayant une portée de 8 à 10 mètres et espacés de 40 à 60 cm. Le chevron est assemblé dans la partie haute sur la panne faîtière généralement en lamellé- collé. En pied, il est classiquement solidement fixé aux solives du plancher de l’étage à l’aide de connecteurs qui reprendront les efforts de compression. Ce type de charpente est particulièrement favorable à la mise en oeuvre d’une isolation de forte épaisseur et permet de disposer d’un volume sous toiture très optimisé. Les caractéristiques de bois utilisés sont comparables à celles des fermettes industrialisées. Ainsi on peut réaliser une charpente dite à faîtage porteur pour combles aménageables. Dans ce système, la charge repose principalement sur le faîtage en lamellé-collé ce qui réduit celle transmise aux murs de l’ossature bois. En pied, les chevrons reposent sur une sablière. Ils sont entaillés en pied et en tête pour éviter le glissement. Un autre système de charpente dite à faîtage porteur et « plafond cathédrale » est une déclinaison du précédent utilisable si la pente de toit est inférieure ou égale à 30 degrés. Il existe également un système de charpente sans faîtage porteur. Les chevrons s’arc-boutent les uns sur les autres par simple opposition entre eux. Cela nécessite qu’ils soient parfaitement placés les uns en face des autres. Les chevrons doivent être rigoureusement alignés avec les solives du plancher de l’étage. Ils doivent être solidement bloqués en pied pour éviter le glissement. Généralement, on met en oeuvre une ferrure métallique qui est clouée sur le chevron et la solive. Typiquement, dans la majorité des charpentes on met en oeuvre un film souple ou rigide en panneau de bois qui sert d’écran de toiture. L’écran souple est un film de construction non porteur, il est constitué de bandes de feutre bitumé ou de lés de papier kraft enduit de bitume ou de polyéthylène d’une épaisseur de l’ordre de 100 microns, feuille d’aluminium, etc. Leur efficacité ne vaut que si leur mise en oeuvre ne présente aucune discontinuité. Il est nécessaire de se référer à la procédure définie dans un avis technique. L’écran rigide est constitué de planches, de voliges ou de panneaux de dérivés du bois type OSB 3 ou 4 ou de panneaux de particules ou de fibres. Pour assurer un complément d’étanchéité, il peut être recouvert d’un pare-pluie.
Les charpentes des toits plats
Autrefois réservé aux bâtiments industriels et à quelques réalisations architecturales d’exception, le toit plat se démocratise, en particulier pour les petits volumes d’extension ou de surélévation des maisons de style contemporain. Sa mise en oeuvre qui exige beaucoup de soin, est précisée par le DTU 43.4 (Toitures en élément porteur en bois et panneaux dérivés du bois avec revêtement d’étanchéité). Tout d’abord, il faut préciser qu’un toit plat ne l’est jamais réellement, car un pourcentage réglementaire de pente (3 %) est imposé. Et bien souvent le toit est incliné entre 5 % et 7 % afin de contrecarrer les effets de la flèche du bois (affaissement), comme l’apparition de creux. Formé aux techniques traditionnelles d’assemblage et de couverture, le charpentier qui réalise un toit plat, va devoir prendre en compte de nouvelles contraintes : les questions d’étanchéité et d’isolation, même si ce n’est pas lui qui les réalise. Car la grande différence entre le toit plat et la toiture pentue, ce sont les questions d’évacuation des précipitations qui induisent notamment de nouvelles contraintes de charges et d’étanchéité. De plus, un toit plat peut être accessible ou pas, mais également végétalisé. La charge que devra supporter la structure en bois dépendra donc de la vocation du toit. La végétalisation extensive entraîne par exemple des surcharges de 70 à 170 kg/m² hors eau. Pour la conception de son ouvrage, le charpentier va donc devoir faire un calcul de charges précis. Pour réaliser sa charpente, il a le choix entre différents types de matériaux. Pour les petites portées, il utilisera des poutres en I ou en bois massif. Dans le cas de grandes portées au-delà de 5 mètres, les matériaux composites comme Lamibois®, le contrecollé ou le lamellé-collé offrent de bonnes performances de résistance. De plus, ils garantissent un bois sec. Car un bois de charpente mal séché peut provoquer un phénomène malsain de condensation : la vapeur d’eau sera alors emprisonnée dans le système par la membrane d’étanchéité peut créer des désordres. Les poutres sont ancrées à la structure et entretoisées avec des éléments métalliques (sabots, étriers, équerres…) vissés ou cloués selon l’effort demandé. Sur ce système de solivage, on place le support à l’étanchéité des panneaux de bois type OSB 3 puis une couche d’isolant type mousse de polyuréthane et enfin la membrane d’étanchéité. Les fabricants proposent des systèmes complets. Dans la maison à ossature bois, la préfabrication de modules de toitures est courante. Comme pour les parois verticales, les caissons sont assemblés sur site grâce à des engins de levage. Cette solution est intéressante dans le cas de portées moyennes.
© Silverwood
Le chauffage au bois (12/12)
Se chauffer au bois n’a jamais été aussi moderne ! L’énergie, née du choc de deux silex à la Préhistoire, a d’autant plus d’avenir qu’elle réalise le grand chelem écologique. C’est une énergie renouvelable ; son bilan carbone est excellent, et elle participe de la biomasse (valorisation de nos déchets). Ajoutez-y un confort incomparable et un prix de revient défiant toute concurrence…
Normes et labels: Tous les appareils doivent apposer la norme CE mentionnant le rendement, le taux d’émission de CO2, la puissance en kW et les normes de sécurité d’écart au feu. En France, le label Flamme Verte garantit la qualité, le rendement et les hautes performances énergétiques et environnementales des foyers fermés (4). En 2010, le Syndicat des Energies Renouvelables a classifié les produits labellisés Flamme Verte en 3 catégories allant de 3 à 5 étoiles, suivant les performances environnementales. Le label devrait encore évoluer dans les prochaines années et intégrer des seuils d’émission de polluants (poussières fines, HAP, COV) Les foyers « Flamme Verte » sont tous éligibles en France au crédit d’impôt sur le revenu.
Crédit d’impôt : Tous les appareils Flamme verte sont éligibles au crédit d’impôt. Celui-ci est de 25 % pour l’acquisition d’un appareil neuf de chauffage au bois et, depuis le 1er janvier 2010, de 40 % dans le cas du remplacement d’un appareil ancien. Cette incitation fiscale concernerait environ 4 millions de foyers. Pour les chaudières en résidence principale, vous bénéficiez d’un crédit d’impôt de 50 % du coût de l’équipement auquel s’ajoutent, selon la région, diverses subventions de l’ANAH et des collectivités locales.
(4) Le label Flamme Verte est attribué au foyer ayant :
- - Un rendement > à 70 % pour les poêles, chaudières à bûches, inserts, foyers fermés
- - Un rendement > à 80% pour les poêles et chaudières automatiques à granulés
- -Un taux de CO2 dans les fumées < à 0,3 % pour les appareils indépendants
- - Un taux de poussières < à 150 mg/m³ pour les chaudières manuelles et automatiques
- - La certification d’un laboratoire notifié.
Conseils de l’ADEME aux utilisateurs de bois de chauffage
- - Veiller à la bonne qualité du bois (approvisionnement et stockage) et brûler du bois sec ;
- - Entretenir l’appareil selon les préconisations du fabricant et faire ramoner le conduit 2 fois par an dont une fois pendant la période de chauffe ;
- - Utiliser un appareil performant dimensionné selon les besoins de chauffage du logement.
Quel que soit le système choisi, l’ADEME préconise en premier lieu de réduire au maximum les besoins de chauffage du logement en veillant à la qualité d’isolation thermique du bâtiment, et à son exposition. En particulier, améliorer l’isolation avant de remplacer son installation de chauffage permet de réduire la puissance nécessaire et donc de limiter l’investissement.

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