À chacun sa terrasse

Une terrasse, on en rêve tous, qu’elle soit petite, grande, dans un cadre bucolique, accompagnée de sa piscine, à l’abri des regards ou prête à faire la fête. Un rêve à portée de main…

 

Si vous avez déjà abandonné l’idée du béton (trop long à couler et peu écologique), de la pierre (sensible au gel et redoutablement dur en cas de chute) et du carrelage (fragile aux chocs et glissant), c’est que vous avez été séduit par le bois ou son aspect. Vous le voyez bien s’inviter chez vous. Pourquoi pas en belles lames de bois naturel ou composite, à moins que les caillebotis ne vous attirent ? suivez le guide pour construire une terrasse en bois.

Dalles ou lames ?

Les lames de terrasse bois sont les formats les plus appréciés, avec des gammes particulièrement riches en coloris, qu’il s’agisse d’essences naturelles ou de matériaux composites.

Les dalles en bois sont présentées sous forme de caillebotis de plus en plus sophistiqués. De forme carrée (souvent 50 x 50 cm), les dalles en bois sont davantage utilisées pour les créations d’espaces réduits ou demandant une faible hauteur. Il existe des dalles plus petites, mieux adaptées aux terrasses-balcons, et des dalles plus grandes (jusqu’à 1m de côté) parfaitement adaptées aux toits terrasses.

Dans le cadre de l’aménagement d’un jardin, le choix entre les dalles et les lames de bois est fonction de la taille de la terrasse et surtout, du type de pose en fonction du sol. Dur, stable ou instable (béton, gravier, lit de sable), le sol est déterminant.

Pose : lambourdes et plots

La structure se conçoit en fonction de son support, généralement des lames de lambourdes posées sur un film étanche, pour éviter la rétention d’eau qui déforme les lames. Pour prévenir une telle action, la plupart des professionnels collent aussi des bandes bitumineuses sur les lambourdes. Quel que soit le type de sol (dalle béton, terrasse sur étanchéité, gazon/terre), la structure, classique ou à lambourdage croisé, doit reposer sur des plots ou des cales, afin de ne jamais être en contact avec le sol. En assurant la ventilation de l’ensemble, l’espace entre le platelage et le sol améliore la stabilité et la durée de vie de la terrasse. À ne pas négliger : l’entraxe entre les lambourdes, de 40 à 50 cm en fonction du bois retenu pour le platelage et de l’épaisseur des lames.

Sur une dalle béton, le choix de plots réglables, en plastique polymère, correspond à deux besoins : celui d’isoler les lambourdes du sol et de reprendre la pente du terrain afin de poser la terrasse bois parfaitement à l’horizontale. S’il s’agit d’un projet en balcon ou sur toiture, la “pose flottante” est préférable.

Dans le cas d’une terrasse à poser sur une étanchéité (toit-terrasse), on utilise aussi, généralement, des plots réglables en PVC pour isoler les lambourdes de la nappe étanche. La large base des plots évite de poinçonner l’étanchéité. Le vérin de réglage permet de mettre facilement à niveau la terrasse en reprenant la pente d’évacuation des eaux de pluie.

Installer une terrasse en terrain naturel (gazon, terre…), nécessite de poser au préalable un film géotextile pour éviter la repousse des végétaux à travers la terrasse. Si la terrasse est accolée à la maison, mieux vaut fixer une lambourde sur le mur. Cette “muralière” servira de référence pour la mise à niveau de la terrasse, et de support aux lambourdes de la structure.

Sur un terrain instable (argileux, sableux, fraîchement remblayé), des précautions sont à prendre : préférer des plots en béton, réaliser un hérisson de cailloux, etc. Sauf cas extrême, il est inutile de couler une dalle béton. Dans tous les cas, il est toujours bon de faire appel à un professionnels afin de savoir le prix pour réaliser une terrasse bois.

Texte – Serum Presse

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