Qualité de l’air : Trécobat veut une révision de la règlementation

Classée parmi les 5 principaux risques environnementaux sur la santé en France, la qualité de l’air intérieur provoque chaque année 20 000 décès par an, selon l’Anses. Le groupe Trécobat, constructeur de maisons individuelles appelle à une révision de la réglementation pour une meilleure prise en compte de cet enjeu de santé publique.

Nous passons plus de 80 % de notre temps dans des espaces clos : domicile, travail, lieux publics. Or, plusieurs études ont démontré que l’air intérieur est jusqu’à 8 fois plus pollué que l’air extérieur en raison de la pollution atmosphérique qui entre dans les maisons, et qui s’ajoute aux polluants intérieurs comme les particules fines, les pollens, l’humidité, le CO2, les COV1, le radon2, etc.

« Un constat alarmant », relève le constructeur de maison individuelle Trécobat, qui appelle à la révision de la réglementation sur la qualité de l’air dans l’habitat, dans une démarche de santé publique.

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En cause, deux arrêtés du 24 mars 1982 et du 28 octobre 1983 obligent le groupe à doubler son système VMI® (Ventilation mécanique contrôlée par Insufflation) d’un système d’extraction mécanique dans les pièces humides.

« Bien qu’efficace et viable, la VMI® voit cependant son développement contraint par une réglementation obsolète mais incontournable (…) qui entrave l’amélioration de la qualité de l’air intérieur », explique le groupe.

Cette « solution hybride (…) inutile mais réglementaire (…) complexifie et renchérit le système global » et est « un véritable frein au développement d’une solution dont l’efficacité a été démontrée par plusieurs études scientifiques et expérimentales», peut-on lire dans le communiqué.

Le système VMI®, développé en partenariat avec la société Ventilairsec, filtre et préchauffe l’air extérieur pour insuffler un air neuf et sain à l’intérieur de l’habitat et permet de réguler le taux d’humidité, selon le constructeur, qui prévoit d’équiper une dizaine de maisons dans les prochains mois.

Le groupe appelle donc à une révision de ces arrêtés et à une meilleure prise en compte de l’enjeu de la qualité de l’air intérieur dans la future réglementation 2020.  « La qualité de l’air que nous respirons dans nos habitats doit s’inscrire au centre des exigences réglementaires des systèmes de ventilation et devenir un engagement national, au même titre que la transition énergétique », conclut son Directeur Général, Alban Boyé.

© Pascal LEOPOLD

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Claire Thibault
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