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Complexe parisien

Ce projet comporte un gymnase sur lequel se posent 69 logements sociaux. Croiser la grande échelle de l’industrie tout en gardant l’intimité de chaque habitation : voici l’objectif assumé des architectes en charge du projet.

 

 

 

L’adieu difficile à ce dernier bout de campagne à Paris, la densification d’un espace ouvert explique le recours collectif de 180 riverains enregistrés lors de la phase du dépôt de permis. La densification s’accompagne néanmoins d’une diversification de programme qui profite à l’ensemble du quartier, et d’une obligation de mixité programmatique inscrite au PLU. Implanté le long d’un passage dans un volume semi-enterré, l’équipement induit des contraintes qui fondent les particularités du projet.

 

 

 

La majeure partie des logements repose sur la structure du gymnase, une série de portiques franchissant plus de 20 mètres de portée, dont les poutres forment des refends du premier niveau de logement, et déterminent la trame des voiles porteurs supérieurs. Une faille verticale sépare un premier complexe gymnase/logement d’un plot de moindre dimension, comprenant des logements en étage ainsi qu’une série de locaux de service en rez-de-chaussée : accueil gardien, locaux de stockage divers, accès parkings..

 

 

La superstructure des coursives métalliques forme un paysage en soi au cœur de l’îlot, un balcon filant donnant en surplomb sur un jardin conçu par l’Atelier Roberta. Chaque logement est doté d’une loggia individuelle, dont la profondeur variable est calculée pour laisser à l’occupant sa légitime intimité. Au rez-de-chaussée, une résille métallique filtre la lumière pour ne pas gêner la pratique sportive, réduit l’exposition des sportifs et danseurs du regard des passants.

 

 

Loggias, coursives, passerelles, escaliers, espace tampon des jardins : l’opération ménage l’intimité mais multiplie les transparences et les porosités visuelles, quitte à aller à l’encontre d’une manie contemporaine qui voudrait que la finalité d’une construction soit d’isoler totalement tout un chacun de la vue de l’autre. La descente aux salles semi enterrées est magnifiée par un escalier central multipliant les transparences dans les quatre grandes directions cardinales.

 

 

Fiche technique

  • Type : Equipement + Habitat
  • État : Livré
  • Année : 2016
  • Ville : Paris 10
  • Maitre d’ouvrage : ICF La Sablière / Ville de Paris
  • Maître d’oeuvre : AAVP architectes
    Vincent Parreira, Marie Brodin,
    Nicolas Fontaine-Descambres, Lara Ferrer ) 
  • Structure : EVP 
  • Fluides : Louis Chollet
  • Economiste : BMF 
  • HQE : OASIIS 
  • Paysagiste : Atelier Roberta
  • Acousticien : ALTIA
    Superficie : 5 004 M²
  • Budget : 14.9 M€ HT
  • Photos : © Luc Boegly
  • Source : V2com

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