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Une plateforme pour connaître les produits responsables de la déforestation

Lancée ce mercredi 20 janvier, la plateforme “Déforestation importée” vise à faire prendre conscience aux consommateurs de l’impact de leur consommation de certains produits, dont le bois et ses produits dérivés, sur la déforestation. Détails

Il s’agit d’un outil unique en Europe et dans le monde. Pour la première fois, les consommateurs peuvent s’informer sur la déforestation engendrée par la consommation de certains produits.

« Cette plateforme offre une réelle transparence aux consommateurs sur les produits que nous consommons, comme aux entreprises sur leur filière d’approvisionnement », a indiqué Bérangère Abba, secrétaire d’Etat chargée de la Biodiversité, lors du lancement de la plateforme ce mercredi.

Le bois et ses produits dérivés parmi les produits concernés

Le bois, comme ses produits dérivés, sont naturellement sous les projecteurs. La plateforme livre des informations sur le marché mondial du bois et les chiffres des importations françaises. Elle détaille ensuite les différents labels, certifications et autres standards permettant de tracer l’origine du bois.

Enfin, elle met en avant les initiatives de la filière et de ses entreprises, permettant de lutter contre la déforestation dans le monde. Le site comprend également une carte interactive des flux de déforestation importée (TRASE).

Le bois n’est d’ailleurs pas le seul produit à faire partie de la liste des produits concernés par le risque d’engendrer un phénomène de déforestation. La plateforme donne également des éléments d’informations sur l’huile de palme, le soja, le cacao, le caoutchouc naturel ou encore le bœuf et ses co-produits.

Mettre fin à l’importation de produits non durables d’ici à 2030

Cette plateforme multisectorielle d’observation et de lutte contre la déforestation importée s’inscrit dans le cadre de la Stratégie Nationale de lutte contre la Déforestation Importée (SDNI).

D’autres outils à destinations des acteurs publics et privés seront également développés. A terme, le mécanisme d’alerte construit à partir des données douanières croisées avec des données satellitaires viendra renforcer les outils mis à disposition des entreprises. Un label “zéro déforestation” afin d’accompagner les consommateurs dans leurs choix est également à l’étude.

L’objectif de la SDNI est de mettre fin, d’ici à 2030, à l’importation de produits forestiers ou agricoles non durables, contribuant directement ou indirectement à la déforestation au-delà de nos frontières.

La secrétaire d’Etat chargée de la Biodiversité porte activement ce sujet à l’échelle européenne pour en faire l’un des thèmes majeurs de la présidence française du Conseil de l’Union Européenne.

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Claire Thibault
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