Chauffage au bois, une technique au Poêle !

Avec la généralisation des inserts dans les cheminées et l’esthétique renouvelée des poêles grâce aux vitrages, le spectacle de la flambée bois est accessible à tous, dans le respect de l’environnement et de la performance thermique.

Lors de l’installation d’un poêle, il est important de le placer judicieusement afin que la répartition de la chaleur générée exclusivement par rayonnement soit optimisée et minimise la consommation des autres systèmes de chauffage de l’habitation. Les poêles à bois actuels sont munis d’arrivées d’air primaire* et secondaire*, d’une vitre insert vitreflam, d’une évacuation de fumées et de chambres de combustion primaire et secondaire. Le rendement des poêles modernes se situe entre 70 et 85 % avec une autonomie de 5 à 12 heures voire plus. L’installation d’un foyer ou d’un insert à bois doit être réalisée suivant les exigences de la norme NF DTU 24-2 de décembre 2006.

La puissance et le rendement sont déterminants dans le choix d’un poêle

Trop puissant pour l’habitation, un poêle aura tendance à fonctionner au ralenti et pourra à terme s’encrasser. La puissance du poêle à bûches doit être dimensionné sur les besoins de la pièce, jamais sur ceux de la maison. Si le poêle est très puissant, il va monter facilement à 25 ou 30 °C dans la pièce à vivre et il fera à peine 17 °C dans la pièce à côté. 

Trop faible, il va surchauffer en permanence et pourra à terme augmenter l’usure de l’appareil.

Pour un rendement correct, le poêle doit fonctionner à fond. Il ne fautas réduire les arrivées d’air pour baisser la chauffe. Ses performances se dégradent dès qu’il fonctionne au ralenti : son rendement chute, il consomme plus, il s’encrasse, le conduit d’évacuation des fumées aussi et la pollution augmente. Les rendements indiqués sur les appareils valent pour un fonctionnement à pleine puissance.

La vision des flammes contribue aussi au style et au design du poêle. Elle impacte aussi sur la taille du combustible et la façon de charger le bois.

Pour atteindre le rendement minimal de 70 % exigé par le label Flamme Verte et nécessaire pour avoir le crédit d’impôt, il faut une arrivée d’air secondaire qui va brûler les gaz résiduels de la combustion du bois au lieu de les évacuer directement par le conduit de fumée, comme le font les poêles classiques. Cette deuxième phase de combustion, ou postcombustion, génère le plus de chaleur. Souvent, c’est la même prise d’air qui est répartie sur deux entrées différentes dans le poêle. Les poêles turbo et les poêles à double combustion fonctionnent sur ce principe.

Les poêles turbo disposent d’une seule chambre de combustion. L’entrée d’air secondaire qui permet de brûler les gaz se fait à mi-hauteur. Ces poêles montent assez vite en température, ce sont les plus rapides pour réchauffer une pièce grâce à leur ventilateur. Les poêles à double combustion comportent deux chambres de combustion distinctes. Celle de postcombustion se situe à l’arrière du foyer. Ce dispositif améliore le rendement, il est plus élevé que sur un poêle turbo.

Si la tendance est aux appareils qui font la part belle aux flammes, la recherche de la performance est l’élément moteur de l’acquisition.